Le pop-punk aménagé de Knuckle Puck

YannickPar Yannick  •  28 Août 2015 à 13:16  •  Albums  •   1 view

Le quintet pop-punk de Chicago, Knuckle Puck a sorti ce 31 juillet son premier album. Sans créer une révolution, les Américains offrent un coup de jeune au genre.

Knuckle Puck c’est l’histoire de cinq potes au début de leur vingtaine. Kevin, Nick, John, Joe et Ryan ont grandi dans les années 2000. Leur adolescence a par conséquent été bercée par New Found Glory, Blink 182 ou autre Sum 41. Le pop-punk était à son apogée. Mais voilà, lorsque la joyeuse bande arrive en âge de fonder un groupe, leurs idoles de jeunesse ont bien pâli. Les premiers tournent en rond, les deuxièmes ont splitté alors que les derniers auraient peut-être eu meilleur temps de le faire… Pas découragée, l’équipe se met au boulot et va au final participer, cinq ans plus tard et sans vraiment le savoir, au renouveau de leur genre fétiche.

Noël avant l’heure

Après avoir enchainé les EPs, au nombre de six depuis les débuts du groupe en 2010, les gars de Knuckle Puck voient leurs efforts récompensés un certain 22 décembre 2014 lorsqu’ils signent sur le label Rise Records. Noël avait trois jours d’avance cette année-là. La galette, baptisée « Copacetic » est sortie le 31 juillet dernier et a très vite séduit un large public. Ses performances dans les charts ricains le prouvent.

L’album est pétri dans le pop-punk du début des années 2000. Normal. D’ailleurs,  très vite des ressemblances avec « Stick and Stones » (2002) de New Found Glory ou « No Pads, No Helmets… Just Balls » (2002) des Montréalais Simple Plan sont relevées. A la différence près que les Chicagoans y ajoutent leur touche personnelle, donnant à leur son un élan de modernité bienvenu. Leur musique tire sans complexe des influences autant dans le rock alternatif que dans le punk hardcore. De plus, le grain de voix de Joe Taylor offre à Knukle Puck une sonorité particulière, fort appréciable.

En bref, le pop-punk comme il doit sonner en 2015.

Yannick

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