Piers Faccini – « I Dreamed an Island »

AlexPar Alex  •  13 Nov 2016 à 14:24  •  Albums  •   29 views

Piers Faccini n’est pas un inconnu de la rédaction. Mais il surprend toujours à chaque nouvel album. « I Dreamed an Island » est le rêve musical de l’entente entre toutes les cultures du pourtour méditerranéen. C’est un album riche en sonorités et tout simplement beau.

Le bourlingueur anglais chante la poésie en plusieurs langues et la compose surtout avec passion. Il a repris des chants traditionnels napolitains en compagnie du violoncelliste Vincent Segal, ami de toujours. Il avait déjà surpris son petit monde en incluant la kora dans les compositions folkeuses de « Between Dogs and Wolves« .

Il ressort un album en 2016: « I dreamed an Island« . Et que fait-il ? Il utilise des luths, des vièles et des cithares sur table. Et tous ces instruments cohabitent notamment avec la guitare slide. Cela ne lui suffit pas puisqu’il inclut encore la langue arabe dans le morceau ‘The many were more‘ par exemple. C’est la rencontre intelligente entre des sonorités anglo-saxonnes et nord-africaines.

Il faut croire que chaque album est l’occasion d’apprivoiser de nouveaux instruments pour les inclure dans les mélodies. Quoi qu’il en soit le mélange entre sa voix et des rythmiques multiculturelles plaît.

La multiculturalité est par ailleurs à l’origine de « I dreamed an Island« . Piers Faccini a en effet pensé l’album comme une île imaginaire où cohabiteraient de multiples cultures qui vivraient en harmonie. C’est tout l’inverse de ce qui s’observe de plus en plus dans le monde actuel. L’Anglais nous avait notamment parlé de son amour pour le contact humain lors d’une interview spontanée dans le cadre du Cully Jazz Festival. Il choisit l’amour du prochain plutôt que la haine.

C’est pourquoi ce projet est indispensable. Il fait simplement du bien aux oreilles et ouvre l’auditeur à différentes cultures. Piers Faccini a plus précisément imaginé ses morceaux dans la Sicile du 12ème siècle, durant lequel le monde occidental, arabe et byzantin cohabitaient dans la même région. Intelligent, je vous dis.

Some fight for love and some for gold

Ces paroles disent tout et relève le défi initial du projet. Elles sont extraites du merveilleux ‘Judith. Le descendant italien glisse quelques mots arabes sur cette mélodie à la saveur andalouse. Et puis ‘Beloved‘ et ses harmonies font également un très bel effet. Notons encore au passage que le Suisse Cyril Gfeller a réalisé le clip du morceau ‘Bring Down The Wall‘.

 

« I Dreamed an Island »

Piers Faccini

2016
 
Auteur:

 

 

 


Beating Drum – 2016

 

Alex

De Brel à Fink en passant par Louis Armstrong et Sigur Ros, voilà ceux qui me marquent et touchent. La musique doit être un voyage, un envol et un rêve. Réveiller l’âme. Veiller l’être. Dévoiler le cœur.

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