One Sentence. Supervisor: « Nous voulons garder la spontanéité de la création. »

ThomPar Thom  •  23 Juil 2015 à 13:54  •  Live  •   0 views

Outre les groupes internationaux, on trouve une kyrielle de formations suisses. Affirmés, émergents, novateurs, ces artistes permettent au public nyonnais de prendre la mesure de l’étendue du talent de la scène helvétique.

Mardi soir, par exemple, le plateau proposé par le Club Tent avait tout pour séduire les amateurs de découvertes. On a pu y voir, dans le désordre, les Vaudois de Larytta (qu’on avait rencontré lors de l’Electron), Klaus Johann Grobe, duo venu de Zürich, ou encore One Sentence. Supervisor, des Argoviens originaires de Baden. C’est le chanteur de ces derniers, Donat Kaufmann, que nous avons rencontré.

La première fois que nous vous avons vu, c’était en 2013 durant la Kilbi. Que s’est-il passé depuis ?

Nous avons fait beaucoup de concerts, répété beaucoup et avons évolué musicalement et personnellement. Nous avons développé quelque chose de nouveau pour nous.

Votre album a été élu meilleur album par Virus, une radio alémanique. Qu’est-ce que cela a changé pour vous ? 

Rien. Absolument rien. Cela a peut-être changé la vision des salles de concert, qui ont soudain eu une raison de nous faire jouer. Comme une sorte d’approbation. Mais à part ça, rien n’a changé.

Vous venez de Baden, dans laquelle se déroule le festival One of A Million. Il y a beaucoup de ces petits festivals de musique indépendante, tout comme il y a beaucoup de groupes indie. Penses-tu que c’est relié ?

C’est une question difficile. Qu’est-ce que veut dire le mot indie ? Ça veut dire beaucoup et rien à la fois. Cela veut dire que cela n’est pas commercial ? C’est peut-être une simple forme d’expression qui ne veut pas faire partie du mainstream. Mais je ne sais pas vraiment si c’est lié. C’est vraiment une question qui demanderait plus de réflexion.

La musique kraut est une tradition germanique de rock, et vous êtes étiquetés sous ce style. Quelles pourraient être tes influences ?

J’aime pas trop réfléchir à ce que je fais. J’écoute des choses différentes. Par exemple, Tame Impala est un groupe que j’écoute beaucoup en ce moment. J’écoute aussi des trucs krautrock, mais j’essaie de ne pas trop me laisser influencer. Nous faisons juste ce que nous voulons, et n’essayons pas de trouver des noms pour ça.

Comment s’est passée votre tournée en Chine ? 

Très bien. Nous avons juste dû soumettre nos chansons au comité de censure. Mais cela change d’être en tournée loin de chez toi, et dans un pays comme la Chine. Tu passes du temps avec les mêmes personnes, vous apprenez à vous connaître les uns les autres. Pas seulement sur scène, mais vraiment tout le temps.

Pouvez-vous nous parler de votre nouveau projet : « Temporär Musik » ?

Nous écrivons une chanson, nous la répétons, nous l’enregistrons et nous la sortons. Et nous faisons ça petit à petit. Et à la fin de l’année, nous aurons entre 10 et 13 chansons pour composer un disque. Nous faisons cela, car c’est la manière dont nous aimons travailler. Nous n’aimons pas répéter durant une année, puis aller en studio pour enregistrer toutes les choses que nous avons enregistrées. Nous voulons garder la spontanéité de la création.

Thom

En 210 caractères, on peut dire de moi que j’aime: mettre du Maggi sur mon pain et les bande-annonces au cinéma. Je n’aime pas me raser et la peau sur le lait. Par contre, pas la place pour parler de musique.

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