Nox Orae 2016: Une fin en apothéose

OlivierPar Olivier  •  28 Août 2016 à 19:19  •  Live  •   9 views

On attendait une deuxième soirée de haute volée, on l’aura eue ce samedi soir à la Nox Orae. Avec la venue du Brian Jonestown Massacre, le public a répondu présent et a enfin offert au festival son premier sold-out. Retour sur une soirée haute en émotions.

Photographie: © Nicolas Cuany

Les organisateurs l’avaient annoncé, les billets pour ce dernier soir sont partis comme des petits pains entre vendredi et la fin de journée du samedi. C’est donc dans un Jardin Roussy bien garni que nous sommes entrés quelques minutes avant le concert de la tête d’affiche. Si la masse de spectateurs n’a absolument pas dérangé, elle a en revanche eu raison des deux bars Heineken. Ne pouvant tenir la demande en bière, les tireuses ont lâché les unes après les autres, créant d’importantes attentes.

Tout le monde n’aura donc pas droit à sa bière au début de set du Brian Jonestown Massacre. Au vu de l’enthousiasme démontré lors de l’entrée en scène et des émanations d’herbe généralisées, cela ne semblait finalement pas bien grave. Pour Anton Newcombe, cela ne change rien. Il est heureux d’être de retour et sur scène cette fois, lui qui était présent l’année passée en tant que visiteur.

En pleine forme, le leader et sa bande auront déroulé pendant deux heures leur rock psychédélique singulier. En observant la foule, on se rend compte à quel point la formation californienne aura touché de générations. Et si les jeunes branchés se mélangent aux vieux briscards, tous se montrent emparés par le même son sortant des enceintes, oscillant de la tête au rythme du tambourin, se laissant porter par les superpositions de guitares imparables. Il faut dire qu’avec deux heures à disposition, Anton Newcombe et ses compères se sont fait plaisir et ont pu taper dans toute leur discographie. C’est ainsi que nous avons pu passer de ‘Nevertheless‘ à ‘Vad Hände Med Dem?‘, d’exclusivités issues des prochains opus « Third World Pyramid » et « Don’t Get Lost » au célèbre tube ‘Anemone‘.

Appliquée et avec un son bien équilibré, la prestation aura été à la hauteur des attentes et confirme la solidité du groupe malgré tous les événements qu’il a pu traverser depuis sa création. Le Brian Jonestown Massacre ne vole pas son titre de mythe du rock psychédélique moderne et semble proche de sa meilleure condition, créatif en studio et captivant sur scène.

Pourvu que cela dure, pareil pour la Nox Orae.

 
Auteur:
Olivier

Défenseur du rock’n’roll, expert en prix de l’essence, fanatique de la Sainte-Boisson et éternel admirateur de Yannik Paratte.

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