La Nouvelle-Zélande, la Suisse de l’autre côté de la carte

PatrickPar Patrick  •  2 Fév 2015 à 17:31  •  Nouvelle-Zélande, Tour du Monde  •   8 views

Aussi bizarre que ça puisse paraître, la Nouvelle-Zélande n’a pas été nommée ainsi en l’honneur de la région biennoise (le Seeland). Eh oui ! Ça vous en bouche un coin, n’est-ce pas ? Ne vous en faites pas, j’ai eu la même surprise.

Bon, on n’est pas loin du Suisse-Allemand vu que le premier gaillard européen à avoir posé un pied sur une des îles a été un Néerlandais au 17è siècle. La langue est à peu près semblable, sauf que les Bernois ne sont pas aussi réputés pour leur marine que leurs cousins du nord. En fait, les comparaisons s’arrêtent un peu là, vu que James Cook posera une option définitive sur le territoire dès la moitié du 18è. Raus les Hollandais et bonjour les mangeurs de porridge ! Quoi les Maoris ? Jamais entendu parler, sûrement une secte païenne.

En fait, la Nouvelle-Zélande c’est un peu la Suisse en plus grand, moins peuplé et avec la mer, enfin l’océan. Mais n’espérez pas trop vous baigner quand même, l’océan c’est froid. Enfin, au Nord, du côté d’Auckland c’est supportable, mais ailleurs, autant tremper son nombril dans sa baignoire. Sinon il y a des montagnes, comme en Suisse, des lacs, comme en Suisse, les gens font du ski, comme en Suisse, et ils aiment le rugby, comme à Hermance.

À l’écart du reste du monde

Parlons de sport un peu, Jonah Lomu est un demi-dieu sur les îles de l’autre bout du globe. En fait, à part avec un ballon ovale dans les mains, les Néo-Zélandais sont nuls. Ah non ! Ils étaient aussi relativement doués dans un bateau. Mais ils se sont fait massacrer par une bande de lacustres et sont partis en dépression. Ils ont refusé d’affronter à nouveau les « meilleurs navigateurs du monde sur la mer même s’ils n’ont que des lacs ». Tellement dépités qu’ils ont abandonné après cette déconvenue.

Le Néo-Zélandais est donc mauvais perdant et retourne vite bouder dans son coin. Ça tombe bien, sur une carte à plat ses îles sont toutes en bas à droite.

La musique ? Vous voulez vraiment en parler ? Hormis Lorde, les Datsuns et à la limite Six60 (si vous suivez nos chroniques), citez-moi un groupe ou artiste kiwi. Je vous laisse trois lignes.

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Voilà ! Qu’est-ce que je disais. En fait, la Nouvelle-Zélande c’est le paradis des moutons et pas des mélomanes.

Les moutons musicaux

Bon, d’accord. Sortez vos calepins et prenez des notes bande de petits insolents. La Nouvelle-Zélande a connu, dans sa période la plus ancestrale, les sons des Maoris (vous savez, cette secte païenne). Pour connaître les débuts de la musique, dite moderne, il faut attendre les années 1940. La pop américanisée fait son apparition et le premier grand tube Blue Smoke’ par Pixie Williams. Très liée à l’Angleterre (no shit), la Nouvelle-Zélande connaîtra la même évolution que le reste du monde.

Seul le reggae aura plus de peine à percer connaissant son premier succès national au début des années 80. Pourtant c’est aujourd’hui un des styles les plus populaires par là-bas grâce notamment à Fat Freddy’s Drop, les locaux qui enchaînent les tubes.

Je ne vais pas trop en dire non plus, vu que vous allez avoir un mois pour réviser votre culture musicale néo-zélandaise. Je vous laisse avec les Craig David et Elie Goulding nationaux. De rien, ça me fait plaisir. Bis bald !

PS : J’ai réussi à écrire un article sur la Nouvelle-Zélande sans parler de Peter Jackson ou de Legolas, je me félicite !

Patrick

Un jour je chasserai la marmotte. En attendant j’écris bénévolement des articles sur des groupes obscurs pour me payer l’attirail nécessaire afin de réaliser mon rêve. La vie, c’est pas facile.

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