Northlane – «Node»

PatrickPar Patrick  •  29 Juil 2015 à 18:13  •  Albums  •   2 views

Mon amour pour l’Australie est éternel. Ils nous ont donné Natalie Imbuglia, les frangines Minogue et Savage Garden. Quoi de mieux, franchement ?

Bon d’accord, aujourd’hui on va s’atteler à découvrir un groupe un peu plus poilu. Ne méprenez pas mes paroles, le chanteur de Savage Garden n’avait pas de barbe, alors que Marcus Bridge  en a une soyeuse, comme dirait notre senseï, c’est tout ce qu’il y a à retenir de cette entrée en matière. Les histoires de frisotis mises à part, Northlane est un groupe de Blacktown (près de Sydney), ils ont beaucoup traîné dans le milieu du metal, et nous ont offert cette semaine «Node» leur troisième opus.

En utilisant le terme découvrir, je me suis quelque peu fourvoyé. Les gaillards n’en sont pas à leur coup d’essai. Leur deuxième album («Singularity») s’était même classé deuxième des charts australiens. Sauf, qu’ici, on reste un peu sourds aux appels des antipodes. Passons. En deux ans, le groupe a pris un risque immense, il a changé de chanteur. Non pas par volonté, la santé de l’ancien vocaliste Adrian Fitipaldes ne lui permettait plus de continuer l’aventure, aïe.

Une «Node» aux rêves

En parcourant le AskMeAnything donné par le groupe sur Reddit en février 2014, j’ai repéré un post où il était question des influences majeures du groupe. Au milieu d’un tas d’artistes aussi divers et variés que Tiësto et Bruno Mars, sont mentionnés Underoath, Incubus et Architects. Pas besoin d’aller chercher plus loin, on est en plein dedans. Arrêtons tout de suite cette chronique, vous aimez un de ces trois groupes, c’est goal, jetez-vous sur l’album.

Pour les personnes qui ont besoin d’être convaincues. On retrouve dans «Node» la contemplation d’Incubus, l’énergie du hardcore d’Architects et les chants d’Underoath qui avaient lancé le mouvement emo après «They’re Only Chasin Safety». L’album est un appel à se coucher et se laisser porter par ses pensées et son imagination.

Future et nostalgie

Si le single de l’album, ‘Impulse’, est un bon résumé de l’album, il sent fortement le déjà-entendu. Ce qui, pourtant, n’est pas le cas du reste de la galette. Grâce à «Node», on passe du très metalcore au très post-hardcore en l’espace d’une vingtaine de secondes. La force d’un morceau comme ‘Ohm’, par exemple, est de nous faire voyager au travers des quinze dernières années de la mouvance emo, ceci sans sourciller.

Avec un style bien à eux, Northlane réussit là où beaucoup se sont fracassés le museau. Parvenir à faire tenir en un album une multitude de sons déjà portés à nos oreilles sans pour autant virer dans le cliché. Les gars se sont injectés des milliers de morceaux et nous les ressortent sur un plateau. Splendide.

«Node» est la bonne surprise de cet été, une saison pourtant souvent morte pour cause de tournées et de festivals. Northlane remet l’Australie sur la carte de la scène alternative quinze ans après Bodyjar et The Living End.

UNFD Records / Rise Records – 2015

Patrick

Un jour je chasserai la marmotte. En attendant j’écris bénévolement des articles sur des groupes obscurs pour me payer l’attirail nécessaire afin de réaliser mon rêve. La vie, c’est pas facile.

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