Montreux Jazz 2017: Bonobo émerveille le Lab

GlennPar Glenn  •  3 Juil 2017 à 23:10  •  Live  •   4 views

La météo n’était pas des plus estivales dimanche sur les quais de Montreux. Les festivaliers ont néanmoins répondu à l’appel en nombre pour les concerts de Romare, Superpoze et Bonobo.

Photographie: © 2017 FFJM – Daniel Balmat

On a plutôt l’habitude d’une atmosphère californienne au Montreux Jazz Festival, mais les températures sont plutôt basses, la petite laine et le k-way sont du coup de rigueur. Les promeneurs du dimanche ont tout de même arpenté le chemin qui longe le Lac Léman. Après tout, un événement tel que le Jazz mérite une visite, même avec un ciel menaçant.

Romare trop puissant, Superpoze pris de court…

Malgré la petite pluie, les festivaliers tous autant résilients les uns que les autres, prêtent leurs oreilles aux artistes se produisant à Music in the Park. La montre affiche 20h, il est temps de rejoindre le Lab pour une soirée de musique électronique dominicale. Si la salle n’est pas encore comble, Romare apparaît avec son batteur et son musicien qu’on découvre par la suite multi-instrumentiste.  Il hypnotise immédiatement la foule avec son mélange d’échantillons jazz et soul. On le voit hyper concentré sur ses tables, à taper, tourner et effleurer avec ses doigts les divers boutons qui lui permettent de distiller des sonorités qui régalent le Lab. Son band fait plus que de l’accompagnement. Il est en osmose avec l’artiste, chaque nappe est à la bonne place. Groovy le plus souvent et quasi tribal par moment, Romare est parti crescendo pour ainsi recevoir des applaudissements clairement mérités. L’Anglais a dès le départ mis la barre très haute et c’est à Superpoze de prendre place. Le style musical du Français contraste avec son prédécesseur. Les sons sont plus sombre et on sent que le public a le sentiment que le concert a de la peine à démarrer. Difficile de se mettre dedans, après la prestation de haut calibre de Romare. La musique malheureusement ne prend pas, il est ma foi l’heure d’aller souper…

Rêve éveillé

Pile à l’heure pour le grand rendez-vous de la soirée, Bonobo se dévoile au public avec ses musiciens au grand complet. Le pionnier du downtempo met déjà tout le monde d’accord avec un VJing qui invite au voyage à travers les beautés de notre planète et des éléments qui la constitue. La musique organique de Simon Green, aussi bassiste pour la soirée, rempli un Lab désormais bondé de monde. Ici une personne qui chaloupe, une autre enlace son amant et encore une autre faisant bouger tous ses membres du corps au rythme d’une musique éclectique, planante et transcendante. La chanteuse Szjerdene et sa voix suave contribue à l’effort onirique. On reconnait les morceaux de « Black Sands », ceux qui ont permis à Bonobo d’avoir sa place parmi les meilleurs artistes de musique électro, tout comme les tracks de l’excellent « Migration » qui propulsent l’auditeur vers d’autres destinations rêvées. Très courtois, le Britannique remercie le festival et son public pour  l’accueil chaleureux à plusieurs reprises. Ce dernier semble apprécier chaque minute de sa prestation. On ne peut dire que pareil!

 
Auteur:

 

Glenn

N’aimant pas particulièrement la musique, j’ai été catapulté ici par hasard et au-delà de ma volonté. Préférant l’austérité à la frivolité du spectacle de la débauche auditive, je compte les jours qui me permettront à long terme de devenir sourd. Le vacarme m’étant insupportable.

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