Melody Gardot – ‘Currency of Man’

LauraPar Laura  •  16 Oct 2015 à 18:00  •  Albums  •   19 views

Si le nom de Melody Gardot est connu des ondes depuis bientôt 10 ans, il m’est parvenu il n’y a que peu. Vaut mieux tard que jamais.

Melody Gardot, c’est cette chanteuse de jazz qui fait aimer le jazz à ceux qui n’en sont pas fan. C’est celle qui envahit votre esprit en un murmure. Accompagnée d’instruments à vents et à cordes, l’Américaine nous livre un quatrième album dans lequel figure sa vie entière. Entre jazz, rhythm’n’blues, soul et pop, ‘Currency of Man’ est une dédicace aux âmes brisées.

Un hymne à l’homme de la rue

Après son envolée brésilienne et portugaise qui a constitué le répertoire de son précédent album, la chanteuse décide cette année de dédier ses chansons “à ceux qui tombent, à ceux qui se relèvent, à ceux qui vivent dans leur propre vérité”. À commencer par ‘Preacherman’ qui évoque le destin d’un Noir de 14 ans, assassiné dans les années 1950 parce qu’il était soupçonné d’avoir flirté avec une Blanche, ou encore ‘She don’t know’ qui se consacre aux femmes offrant leur corps.

La sensualité, mais le chichi en moins.

Âme écorchée, âme vive, Melody Gardot n’est pas une diva à caprices. C’est après un grave accident de la route en 2006 qu’elle se consacre purement à la musique. Alors paralysée et muette, c’est en partie grâce à la musicothérapie qu’elle se reconstruit. Aujourd’hui jazzwoman reconnue, elle nous fait découvrir au travers de chaque album un univers dans lesquel les gens débordent de joie mais ne possèdent rien.

Luxe, calme et volupté

Luxe calme et volupté, telle est la définition que l’on pourrait donner à ‘Currency of Man’. Ici, le jazz sent la liberté, l’amour et l’expérience. Une expérience qui n’a plus de frontière lorsqu’on écoute le dernier titre ‘Once I was loved’, dans lequel la puissance émotionnelle m’a transpercée les os au point de vouloir le partager avec vous.

Concerts
1er novembre – Zürich – Kongresshaus – 19.00
2 novembre – Genève – Théâtre du Léman – 20.30

Laura

Si nous étions censés rester sur place, nous aurions des racines à la place de nos pieds.

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Orelsan est de retour et il n'hésite pas à frapper fort les instrus de son flow basique.

Un album qui est surtout une belle découverte. Lisez, écoutez et vous comprendrez.

Comment rebondir quatre ans après un "... Like Clockwork" bien dark? Réponse avec cette chronique...