Meatbodies – « Meatbodies »

OlivierPar Olivier  •  30 Déc 2014 à 18:30  •  Albums  •   3 views

2014, belle année pour le garage. On en a eu des albums solides, des lives tonitruants et des petits nouveaux enthousiasmants. Et au moment où je pensais en avoir terminé, attendant tranquillement 2015, voici que je retombe sur une sortie d’octobre : le premier opus éponyme des Meatbodies.

Directement venu de Los Angeles, le trio sent bon le garage psyché/punk que l’on peut entendre depuis quelques années et l’arrivée de l’inévitable Ty Segall. Il faut dire que le membre principal des Corps de viande est Chad Ubovich, bassiste pour FUZZ et guitariste de Mikal Cronin. La famille est représentée. On retrouve d’ailleurs l’ami Segall derrière les futs sur trois morceaux de cet album, vous voilà prévenu.

Lancé par un ‘Disorder‘ speedé à l’extrême, ce « Meatbodies » reprend tous les filons qui ont fait le succès d’un « Melted » ou d’un « Twins », en moins lo-fi néanmoins. On sent également du Thee Oh Sees par moment, notamment sur ‘Him‘, carré et fougueux ainsi que sur ‘Off‘, turbulent à souhait. Côté originalité on repassera, mais force est d’avouer que l’ensemble tient la route et passe admirablement bien le temps.

D’autant que ce manque d’originalité n’empêche pas les gars de sortir deux-trois gros morceaux. ‘Tremmors‘ et ‘Two‘ (ci-dessous) en tête, terriblement heavy et pourtant si groovy. ‘The Master‘ clôt le podium – ainsi que le disque, avec un sympathique mélange de chaleur acoustique et de fermeté électrique, étalé sur plus de cinq minutes.

« Meatbodies » n’est clairement pas une révolution, mais c’est un album solide et efficacement produit. Un album qui permet de se vider la tête pendant quarante minutes, le volume poussé le plus haut possible. Et s’il semble essentiel que le groupe se trouve un son plus personnel dans les temps à venir, ce premier essai est largement assez bon pour conclure 2014 de la meilleure des façons.

Olivier

Défenseur du rock’n’roll, expert en prix de l’essence, fanatique de la Sainte-Boisson et éternel admirateur de Yannik Paratte.

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