L’Empereur Jovanotti

MalvinPar Malvin  •  23 Avr 2015 à 15:06  •  Italie, Tour du Monde  •   2 views

C’est une histoire d’amour que je vous conte là. De mon enfance, il est celui qui inspire mon positivisme, traduit ce qui ne peut être dit, dépeint la vie à laquelle j’aspire. Lorenzo ‘Jovanotti’ Cherubini, un poète caméléon difficile à renier.

Inutile de narrer son histoire en entier, cela fait maintenant 25 ans que ce visionnaire enflamme l’Italie par ses textes et son sourire. Des tournants, des idées, un imaginaire et une plume vorace, Jova ne s’arrêtera jamais dans sa carrière. Il est de cette espèce qui ne vit que par la musique, pour la musique. Et sa notoriété ne cessera de croître, encore et toujours.

Des b-boys aux stades

Jova, il s’est créé son public. Ou du moins, il l’a regroupé sous ses différents aspects. Car Jova ne se cantonne pas à un seul style. C’est un enfant né du hip-hop, bercé par les tables de mix et le groove du Sugarhill Gang. En compagnie de ses cassettes, il sautera des soirées Dj à la radio, où l’émission Radio Deejay sera pour lui un tremplin décisif. Ce qui en gros l’amènera à se poser face à un micro et à demander au public ‘È qui la festa ?’ (C’est par ici la fête ?).

Et pourtant, il le dit lui-même : « Je ne sais pas chanter ». Mais son art réside ailleurs. Le message qu’il véhicule, l’énergie que sa personne et ses textes dévoilent, que de denrées riches et inimitables. Il remplira grâce à cela les stades de Milan à chaque date annoncée, côtoiera les plus grands cantautori du pays (Zucchero, Lucio Dalla, Eros Ramazzotti, Adriano Celentano, etc.) et prendra de plus en plus position dans ses réflexions. Il organisera également des rencontres aux aspects philosophiques avec, son grand ami et protégé de l’état, Roberto Saviano, auteur de « Gomorra ». histoire de simplement causer planète autour d’un bon thé.

Une trame bariolée

Comment définir son genre ? Pop, rap, funk, world music, les mots ne suffisent pas pour décrire son champ d’action. Les consonances du monde se retrouvent si facilement dans son ‘Ombelico del Mondo’ (Nombril du monde). On accroche ou on n’accroche pas. Malgré ses grands tournants pop qu’on aurait tendance à dévaloriser, surtout en comparaison avec son passé de jeune MC, il gardera tout au long de sa carrière une authenticité qu’on ne peut réfuter. Il est et restera lui-même, sourit et embrasse la vie sans niaiserie. Les pieds sur Terre, Jova suivra les tendances du moment tout en choisissant ses propres assaisonnements. Et mon dieu ce que c’est bon.

Je vous l’accorde, il faut comprendre l’italien. Et en cela je suis plus au moins chanceux. Peut-être alors que l’écoute d’un ses titre éponymes ‘Io Penso Positivo’ vous donnera envie de fouiller d’avantage dans cette mine éternelle de proclamations et de rimes. C’est très simple, ça fait:

 « Io penso positivo perché son vivo, perché son vivo
Niente e nessuno al mondo potrà fermarmi dal ragionare
Niente e nessuno al mondo potrà fermare, fermare, fermare, fermare
Quest’onda cha va HO HO !»

(Je pense positif parce que je vis, parce que je vis
Rien ni personne sur Terre ne pourra m’enlever de cette raison de vivre
Rien ni personne sur Terre ne pourra stopper, stopper, stopper, stopper
Cette vague déjà lancée HO HO !)

Malvin

Par une douce nuit de Printemps, je m’engouffrais dans une pénombre magnétique. De là retentissaient de faibles vibrations, profondes, vraies. Dès lors, je n’ai cessé de traquer l’essence de cette musique. La bête me menait de voyages en découvertes, au milieu d’une vibrante atmosphère aux aspects dub, électro, rock psychédélique…

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