Left Lane Cruiser – « Dirty Spliff Blues »

GlennPar Glenn  •  8 Jan 2016 à 13:33  •  Albums  •   1 view

Le huitième album des Left Lane Cruiser aura de quoi vous mettre la patate pour cette nouvelle année. Accrochez vos ceintures! « Dirty Spliff Blues » sera la bande originale de votre roadtrip. Gare aux excès de vitesse!

Ça faisait un moment que je n’avais pas chroniqué d’albums aux relents guitaresques. Un petit retour aux bases s’imposait pour ma part. Ainsi, la nécessité de mettre en avant ces natifs de Fort Wayne dans l’Indiana qui jouent le blues fort, très fort! Ça va vite aussi et avec de la grosse distorsion. Les influences viennent clairement du nord Mississippi et la dégaine est toujours autant outlaw. Avec les changements d’effectifs, le groupe semble avoir changé quelque peu son orientation musicale délaissant un son plus roots pour devenir plus incisif.

Ainsi, ça commence sur les chapeaux de roues avec ‘Tres Borrachos‘, on aura compris qu’il s’agit d’eux-même. La rythmique boogie rock rappelle quelque part ‘La Grange’ des ZZ Top. ‘Elephant Stomp‘ porte bien son nom, le morceau permet d’imaginer un gros éléphant se baladant en titubant tranquillement dans le bayou. ‘Tangled up in Bush‘ est un gros downtempo, où l’évocation à la marijuana n’est pas un hasard. ‘Dirty Spliff Blues‘, étonnamment, me fait penser à certains riffs et break-downs de Rage Against the Machine.

All Damn Day‘ tape fort et on entend distinctement le chanteur Joe Evans s’écorcher la voix avec ses diatribes. Mais le meilleur est pour la fin avec ‘She Don’t Care‘. Le morceau gagne successivement en intensité au fil des couplets pour ensuite terminer sur une véritable explosion sonore. Un déboîtage complet dont je n’ose imaginer l’ampleur en live et qui me permet d’espérer ne pas les manquer la prochaine fois que Left Lane Cruiser fera un passage dans nos contrées.

 
Left Lane Cruisers - "Dirty Spliff Blues"

« Dirty Spliff Blues »

Left Lane Cruiser

2015
 
Auteur:
Glenn

N’aimant pas particulièrement la musique, j’ai été catapulté ici par hasard et au-delà de ma volonté. Préférant l’austérité à la frivolité du spectacle de la débauche auditive, je compte les jours qui me permettront à long terme de devenir sourd. Le vacarme m’étant insupportable.

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