DJ Krush – « Butterfly Effect »

RaffaelePar Raffaele  •  30 Oct 2015 à 08:00  •  Albums  •   2 views

Aujourd’hui précisément sort le nouveau DJ Krush, « Butterfly Effect ». C’est son premier véritable album depuis onze ans, autant dire qu’on n’allait pas vous faire attendre un jour de plus. De l’eau a coulé sous les ponts depuis le milieu des années 1990 et ses premières sorties. Notre japonais préféré a-t-il bien vieilli? Oui, comme du bon pinard.

On vous le disait en intro, le dernier album de DJ Krush remonte à 11 ans, en 2005. Encore dix ans plus tôt, il sortait le premier, c’était en 1994. J’étais un petit enfant à l’époque. Du temps, il s’en est donc passé depuis les débuts de Krush. Des styles sont nés, d’autres ont sombré dans l’oubli. La musique électronique a émergé et  la bass music a déjà vécu son âge d’or. Alors, Krush, que nous proposes-tu avec l’effet papillon?

Les attentes sont élevées lorsqu’on écoute son dernier opus. Il est un peu le papa de l’abstract hip-hop, celui qui a traversé les âges et ébloui nos oreilles. Ce constat présent à l’esprit, entrons dans le vif du sujet. Le premier abord de « Butterfly Effect » est à vrai dire assez abrupt. ‘Probability‘ est ultra minimaliste et ‘Strange Light‘ complètement sombre. Quant à ‘Coruscation‘, le piano n’y a aucune valeur ajoutée et sonne assez mal avec les effets et le beat. Allez, hop, on a expédié les points négatifs. Maintenant, on profite du reste.

Ambiance urbaine et culture underground

Hormis ces trois pistes, le reste est du nectar, un voyage où l’on retrouve ce que Krush sait faire le mieux. Il distille sur « Butterfly Effect » un savant mélange de trip-hop, hip-hop, quelques touches électroniques, mais pas trop. C’est simple dans la construction parce qu’il ne garde que le meilleur de chaque style. On apprécie donc l’essentiel en se laissant porter par une musique chill, toujours habitée d’une certaine profondeur.

Les années ont bonifié la voie dans laquelle Krush s’est engagé dès le début de sa carrière: les platines, l’ambiance nocturne et urbaine, la culture underground. Les kicks sont plus marqués qu’il y a vingt ans, les basses plus vibrantes. On ne s’en plaindra certainement pas! Enfin, on attribuera une mention spéciale à ‘Sbayi One‘, parfait mélange entre reggae, dub et hip-hop.  Good vibes, Mr Krush.

Vindig / La Baleine – 2015

Raffaele

J’ai grandi dans les années 90, mes influences sont un vrai patchwork musical. J’apprécie selon l’humeur un gros beat electro, un flow hip hop ou l’effervescence d’un concert de rock. ‘Faut que ça groove !

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