Kilbi 2017: The Moonlandingz sauve la mise

OlivierPar Olivier  •  4 Juin 2017 à 18:04  •  Live  •   3 views

Si vous avez pris le temps de lire l’article de Yannick sur la soirée d’hier au Kilbi, vous aurez compris que ça n’a pas été la plus folle pour nous. Du moins jusqu’à 23h.

Était-ce la venue (re)marquée de la pluie ? L’ambiance de lendemain d’hier généralisée ? Nul ne le saura vraiment, mais le mojo y était clairement moins que vendredi soir. Voilà, ce sont des choses qui arrivent. Alors que faire dans ces cas-là ? Et bien boire un verre avec les copains, manger des falafels et espérer dur comme fer que le concert sur lequel reposent nos dernières attentes du jour tienne ses promesses.

Et quand ce fameux concert est celui d’un groupe mené par le toxique Lias Kaci Saoudi de Fat White Family, on peut dire que nos espoirs ne tiennent pas à grand-chose.

Fort heureusement, le bougre était en forme et dans un bon soir. Déjà à torse poil après 1min47 de concert, il a profité de son retour au Kilbi pour s’excuser d’avoir balancé de scène une spectatrice l’an passé. Faute avouée à moitié pardonnée, comme on dit. Souriant et un peu gazé (sans abus néanmoins), il nous a rappelé pourquoi on le considère comme une des seules authentiques rockstars de sa génération. Surexcité, gigotant dans tous les sens, ne loupant jamais une occasion de beugler dans son micro de sa voix nasillarde et glaçante.

En live, The Moonlandingz tiennent sacrément la route. L’album « Interplanetary Class Classics » prend une ampleur monstre et captive du début à la fin, tant dans les moments vifs (la triplette ‘Vessels’, ‘Sweet Saturn Mine’, ‘Black Hanz’) que dans ses ballades cosmiques (‘Lufthansa Man’ et ‘The Strangle of Anna’ en tête). Clavier et bassiste s’occupent de remplir l’espace de basses démesurées et tirent tout le reste du groupe dans son sillage. Une prestation kitsch, sale, souvent crétine, mais diablement prenante et qui a, pour la première fois de la soirée, embarqué tout le public avec elle.

Cinquante minutes après 23h, sortie de scène. Ça pousse pour un rappel, fait suffisamment rare pour le souligner. Il finira par avoir lieu et donnera droit aux insistants à quinze secondes de chant traditionnel anglais accompagné par une percussion de Cardinal. Ou comment faire comprendre qu’il vaut mieux cinquante minutes réussies qu’une heure et quart poussive.

 
Auteur:
Olivier

Défenseur du rock’n’roll, expert en prix de l’essence, fanatique de la Sainte-Boisson et éternel admirateur de Yannik Paratte.

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