Kilbi 2015 : Le rock enclenche la vingt-cinquième

OlivierPar Olivier  •  29 Mai 2015 à 13:02  •  Live  •   1 view

La première soirée de la vingt-cinquième édition de la Bad Bonn Kilbi fut belle et fut rock, avec deux noms qui ont su tirer leur épingle du jeu : Thee Oh Sees et The Black Angels.

Photo par Patrick Principe

L’un des inconvénients de la Kilbi est aussi l’un de ses charmes. Quel autre festival ose démarrer ses concerts à 15h30 un jeudi ? Aucun. Daniel Fontana et son équipe aiment ce qu’ils font, commencer tôt c’est offrir plus aux festivaliers. C’est donc naturellement que l’on accepte d’arriver en retard, boulot oblige.

Cela nous fait louper Duck Duck Grey Duck et Wand, mais on nous en dit du bien lorsque l’on demande comment c’était. On a droit en revanche à un petit bout d’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp, sur scène lors de notre arrivée et ça sonnait vraiment bien. On se débrouillera pour retourner les voir.

Après un (rapide) détour du côté de Nils Frahm, c’est l’heure du premier grand moment de la soirée. Valeur-sûre depuis plusieurs années, les Thee Oh Sees ne cessent de retourner les scènes internationales avec un garage des plus nerveux. Le concert d’hier soir n’a pas dérogé à la règle, on s’est fait remettre en place bien comme il faut et l’air dans le pit rappelait l’Amazonie, les toucans en moins, la pluie de bière et les crowdsurfs en plus.

« T’as pas vu mon tabakk’ !?»

Droit derrière, deuxième grand moment. Les Black Angels sont de sortie de leur Texas natal et viennent convertir l’Europe à leur psychédélisme implacable, s’il le faut encore. Le son est bon, la setlist séduit (‘Waterloo Waltz‘, énorme), les visuels illuminent et hypnotisent la foule présente. Un spectacle rôdé et parfaitement maîtrisé, mais qui ne sent pas le réchauffé pour autant. Le quintet est régulièrement cité comme l’un des fers de lance du rock psychédélique et l’on comprend pourquoi.

Enfin, on aurait bien aimé vous parler de Mac Demarco, mais on n’a pas su apprécier le show du bonhomme, poussif. La décision de rentrer est donc prise juste après avoir croisé Machin (prénom d’emprunt), jeune suisse allemand un brin explosé qui nous demanda « Où était son tabakk’ !?», histoire de « Faire un truc avec du H ».

Mon Dieu, que cet endroit est cool.

Olivier

Défenseur du rock’n’roll, expert en prix de l’essence, fanatique de la Sainte-Boisson et éternel admirateur de Yannik Paratte.

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