José González réchauffe les Docks

YannickPar Yannick  •  16 Nov 2015 à 11:10  •  Live  •   2 views

L’affiche de ce dimanche soir aux Docks était pleine de promesses, Jessica Pratt puis José González. Deux artistes, deux voix, deux sensibilités, pour une belle soirée.

Même si, soyons honnêtes, l’accueil réservé par le public des Docks à Jessica Pratt tient plus de l’intérêt poli que du réel engouement. Si les premiers rangs sont attentifs et acquis à la cause de la Californienne et son folk très haut perché, on ne saurait en dire autant des spectateurs situés plus en retrait. On se salue, on discute, on rigole. Il faut bien avouer qu’on a des choses à se dire ce soir. Donc, même si on qualifiera la prestation de Pratt comme intéressante, il faut reconnaitre que celle-ci ne restera pas forcément dans les mémoires…

Don’t let the darkness eat you up

Il est à peine plus de 21h lorsque José González entre en scène. La foule jusque-là bruyante et dissipée se tait comme un seul Homme. Le Suédois est seul, sa guitare entre les mains. Sans attendre, il entonne son titre ‘Crosses’. Le son est chaud, le grattement des cordes est aussi distinct que précis, la voix est maitrisée, presque enchanteresse. Soulignons ici, la qualité du son qui a été à la hauteur des artistes présents sur scène. Excellente. Car même une fois le groupe au complet avec quatre musiciens de plus, le rendu sonore est optimal. Chaque instrument se fait entendre distinctement, se mariant au gré des harmonies et autres arrangements. Un aspect appréciable tant une qualité sonore est une condition essentielle, voire même impérative, à la bonne tenue d’un tel concert.

Le groupe enchaine les titres d’une setlist intelligemment construite, mêlant morceaux forts à d’autres, plus aériens, panachant vieux morceaux avec ceux du dernier album. L’artiste surprend aussi à se prêter au jeu des reprises, ‘This Is How We Walk on the Moon’ (Arthur Russell) ou son désormais habituel ‘Teardrop’ (Massive Attack).

Juste avant d’entamer ‘Heartbeats’, le dernier titre avant le rappel, José González prend le temps de remercier le public présent et s’avoue heureux d’avoir pu donner ce concert. Une phrase d’habitude banale, qui pour une fois ne l’était pas tant que ça.

D’ailleurs, au moment du rappel, juste avant d’interpréter ‘Down The Line’ qui sera le dernier titre joué ce soir, le Suédois insiste sur la dernière phrase de sa chanson : « Don’t let the darkness eat you up ». Terriblement d’actualité.

 
Auteur:
Yannick

Une semaine est composée de sept jours, une guitare possède six cordes et la main humaine compte cinq doigts. Bizarre, non ?

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