Jenny Lysander, finesse scandinave

AlexPar Alex  •  26 Juin 2015 à 07:00  •  Live  •   0 views

La finesse. C’est un beau mot que la finesse. Elle peut être physique, psychique mais aussi musicale. Elle n’est jamais loin ni de la tendresse ni de la délicatesse. Ces trois termes résument en partie l’univers musical de Jenny Lysander.

Ajoutons jeunesse. Elle n’a que 19 ans quand elle soumet des démos à Piers Faccini lors d’un concert de ce dernier à Londres. C’est alors que tout commence. Le songwriter britannique apprécie particulièrement ce genre de rencontre comme il nous l’avait confié dans une interview. Il écoute, tombe amoureux des mélodies de Jenny Lysander, l’invite dans son studio des Cévennes pour enregistrer et produit finalement son premier album sur son label Beating Drum Records: « Northern Folk ».

La délicatesse se retrouve dans la voix de la jeune suédoise. Quelque chose de mystérieux, le besoin de chanter par amour de la musique, la nécessité de chantonner des mots doux. Pensons à une Alela Diane, à une Mirel Wagner plus lumineuse, à une Agnes Obel sans piano ou à un Nick Drake au féminin. Le titre de l’album est peut-être même un clin d’oeil au feu folkeux américain.

La tendresse se retrouve dans les arrangements bienveillants de Piers Faccini. Et que tu caresses ‘Dancing On The Edge’ avec une kora, enrobe les reposants ‘A Painter’s Brush’ et ‘Lavender Philosophy’ avec un tempura et joue de la mandoline sur ‘Were We Both Lions?’. De quoi pousser la poésie au point de l’harmonie. La production de « Northern Folk » ressemble ainsi à un carrefour entre les cultures où s’enlacent la froideur du nord et la chaleur du sud.

Enfin, la finesse irradie notamment ‘Jag Målade Fan På Väggen’ où les paroles deviennent murmures mystérieux, imperceptibles et magiques. Jenny Lysander est délicate et livre une premier album soigné. Ainsi, elle mérite d’être découverte et écoutée. Il ne reste plus que le désir de la voir jouer par chez nous dans les prochains mois.

Alex

De Brel à Fink en passant par Louis Armstrong et Sigur Ros, voilà ceux qui me marquent et touchent. La musique doit être un voyage, un envol et un rêve. Réveiller l’âme. Veiller l’être. Dévoiler le cœur.

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