Félix Rabin « c’est important que d’où tu viennes, les gens te connaissent »

JorrisPar Jorris  •  14 Juin 2016 à 16:16  •  Interviews  •   13 views

Vous le savez sans doute à force de nous lire mais nous tentons très régulièrement de vous proposer des musiciens du coin, de la région, du terroir comme le saucisson. On a eu la chance de croiser à Festi’Neuch Félix Rabin, le natif de Val-de-Ruz.

Présenté comme la nouvelle pépite de la guitare, Félix Rabin a du talent à revendre à n’en pas douter. Son rock psychè fait du bien dans le paysage musical et éclate tout ce qui se trouve sur son passage.

Les festivals dehors, tu en as déjà fait ?

Non c’est le tout premier. J’ai fait pas mal de scènes de concert mais c’est le premier festival.

Tu as senti une différence ?

Ouais, tu vois ici la programmation est super large. Il y a du rap, du hip-hop, du reggae, bref de tout. Le public est hyper hétéroclite du coup ce que je fais c’est du blues. Bon là j’ai fait du rock et ça a plu, mais c’est vrai qu’on se demandait si ça allait passer. Je pense que les gens qui viennent au Chapiteau et la Lacustre viennent juste parce que c’est sympa d’être là. Les autres, ceux qui vont voir les petites scènes, ils savent qu’ils vont découvrir des plus petits groupes, plus pointus peut-être, différents en tout cas.

Tu passes de petites salles comme le King à Montreux et à des festivals, comment tu gères cette transition ?

J’ai commencé à jouer à 15 ans et ce projet solo date d’il y a deux ans. Maintenant j’en ai 21 et ça a mis une année à se mettre en place, notamment au King. Et là tout se passe super vite depuis un an en fait. J’ai pu jouer avec Mathieu Chedid (M) à Montreux, je me suis fait pas mal de contacts qui m’aident, qui font la presse, du booking et qui gèrent des choses à ma place. Il y a plein de dates qui se sont débloquées.

Du coup, tu passes de ces gros festivals au King, ça ne te dérange pas ?

Non pas du tout. La scène du King c’est un caveau, c’est spécial, l’ambiance est intime et c’est cool. Il n’y a rien de négatif ou de retour en arrière. Au Montreux, je me suis fait voir mais avant que les gens connaissent ton nom, ça prend du temps. Et puis c’est hyper important que d’où tu viennes, les gens te connaissent majoritairement.

Tu as commencé comme autodidacte à 15 ans et 6 ans après tu en es là. Tu as dit que ça allait vite, comment ça se passe avec les gens qui t’entourent ?

Il n’y a aucun musicien qui a mon âge autour de moi. Et c’est un excellent point, ils ont tous de l’expérience et ça me porte. Ils sont là pour me pousser, pour moi et j’ai de la chance de les avoir et qu’ils aient adhéré à mon projet. Ils ont tous joué avec des têtes, et c’est assez cool de les avoir. On a aussi un regard très différent sur la musique, eux ont l’expérience et savent comment ça marche.

Comment tu fais pour composer tes musiques sachant que tu ne lis pas la musique et que tu fais beaucoup d’improvisations ? Tu as tes musiciens qui te donnent des clés ?

On n’est pas un groupe fixe donc j’ai une dizaine de musiciens autour et c’est moi qui décide en fonction de ce que je veux sur le moment. En ce qui concerne les compositions, je viens de la jam. C’est assez particulier, j’écris les morceaux et après je retrouve les musiciens, on joue et on regarde ce qui va et ce qui ne va pas. Je veux garder la main mise sur ce que j’écris, tout simplement parce que je veux jouer mes projets. On touche, on essaye et c’est bénéfique d’avoir des musiciens comme ça.

 
Auteur:
Jorris

Personne ne sait véritablement ce que je fais dans cette rédaction à part râler sur Yannick. Sinon, j’attends le comeback d’Elvis Presley.

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