Cully Jazz 2017 : le blues pour terminer en beauté

AlexPar Alex  •  10 Avr 2017 à 12:29  •  Live  •   2 views

Voilà, c’est fini ! Le Cully Jazz Festival reprendra ses droits du 13 au 21 avril 2018. Et nous sommes déjà impatients de revivre des moments spéciaux face au Mont Blanc. Qu’avons-nous vu lors du dernier week-end ? Le blues de Fink et le voyage musical de Piers Faccini.

Les discussions s’animent déjà au bord du lac lorsque nous arrivons le 7 avril en début de soirée pour prendre d’abord un apéro. Ce petit moment qui est parfaitement adéquat avant de voir le projet Blues de Fink.

Nous entendons de l’espagnol, de l’anglais et du français alors que nous patientons avant le début des concerts. Un groupe de personnes parlent de l’édition 2016 du festival. C’est aussi ça le Cully Jazz : le métissage autant dans la programmation que dans les spectateurs et des festivaliers qui reviennent d’une année à l’autre avec le même enthousiasme.

Nous sommes à présent sous le Chapiteau et le concert commence. Ça grince. Ça donne des ailes. Ça emporte. C’est Fink qui se la joue décontracté alors qu’il enchaîne des titres exigeants. Entre temps, nous avons retrouvé le penseur de Rodin qui fixe la scène à côté de nous. Il semble complètement fasciné par ce que livre le Britannique et ses deux musiciens.

Nous sommes impressionné lorsqu’il reprend des titres des anciens albums et les réinterprète de manière plus rugissante. Comme si l’épaisseur des riffs de Blues redonnait un second souffle à sa musique.

Et puis Piers a surpris le Next Step

Un nuit passe et nous sommes déjà de retour le 8 avril pour voir le concert de Piers Faccini. Il entre en scène et son corps se divise en deux ombres projetées contre les murs du Next Step. Il devient soudain immense. Comme si les cultures qu’il porte en lui le rendaient plus grand.

Il chante d’abord ‘Oiseau’ a cappella comme s’il invitait le public à entrer en communion avec les esprits et à les emporter par dessus la Méditerranée pour cueillir des sonorités de tous les pays. C’est ainsi qu’il livre son rêve d’une île idéale.

Et puis ses musiciens viennent le rejoindre sur scène. L’énergique Simone Prattico s’installe à la batterie tandis que le discret Malik Ziad s’équipe de son guembri devant la mandoline qui attend encore sagement derrière lui. Il la saisit au moment où le trio décide de nous inviter à chanter l’amour entre Italie et Albanie. Elina Duni vient partager la scène le temps de deux morceaux. Cette surprise fait notamment danser une valse à un couple juste en face de moi.

Par la suite les trois musiciens démontrent que Piers Faccini n’est pas seulement synonyme de musique intimiste mais qu’il peut la rendre dansante. Et même rendre le public hystérique au moment où il s’approche de son batteur et lui tend le manche de la guitare entre les cymbales. Simone Prattico l’utilise alors comme un autre élément de sa batterie. Et ça tape fort.

Bref, Piers Faccini a une fois de plus été capable de me surprendre après l’avoir pourtant déjà vu quatre fois par le passé. C’est assez incroyable et c’est surtout le signe d’un vrai talent, je crois. Le line up était beaucoup plus rock’n’roll, blues lorsque les accords sont devenus touaregs ou lorsque le trio a terminé son show en apothéose avant le rappel. J’irai le revoir. C’est sûr.

J’ai envie de dire: à l’année prochaine !

 
Auteur:
Alex

De Brel à Fink en passant par Louis Armstrong et Sigur Ros, voilà ceux qui me marquent et touchent. La musique doit être un voyage, un envol et un rêve. Réveiller l’âme. Veiller l’être. Dévoiler le cœur.

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