Cully Jazz 2016: Une fin en apothéose!

GlennPar Glenn  •  18 Avr 2016 à 13:03  •  Live  •   1 view

Samedi 16 avril, le Cully Jazz Festival a signé la dernière soirée de sa 34ème édition. Ibrahim Maalouf entre autres, a clôturé avec brio cette semaine forte en émotion. Mission accomplie pour cette année 2016.

Complet, c’est le mot qui me vient à l’esprit pour définir cette nuit de jazz, en effet Ibrahim Maalouf affiche complet au Chapiteau, tout comme José James au Next Step et Gonzalo Rubalcaba au Temple. Malgré une météo aléatoire, les petites ruelles de Cully sont prises d’assaut par les festivaliers venus tendre l’oreille et boire du Lavaux AOC. On est clairement samedi soir! Il a fallu déjà se faire une place dans le chapiteau qui borde le lac Léman. Le pianiste Florian Favre est en première partie avec ses colistiers, le contrebassiste Manu Hagmann et le batteur Arthur Hnatek, formant ainsi un trio. Leur musique fine et subtile revient à la base de la discipline, tenant en haleine le public jusqu’à la fin de leur prestation, ils seront chaleureusement applaudis.

Par la suite, la personne tant attendue Ibrahim Maalouf arrive sur scène. L’auditoire est soudain transporté au Proche-Orient grâce à la trompette à quatre pistons du musicien qui donne cette touche arabesque. Dès le départ, le Franco-libanais communique avec le public et l’invite à participer à la fête, bien décidé à faire danser et chanter le chapiteau. Timide au début, le public se laisse charmer par la musique envoutante de Maalouf. Quasi électronique par moment, hip-hop sur le beat mais décidément rock dans l’âme, le trompettiste démontre son éclectisme mêlant le meilleur du jazz aux autres styles musicaux, faisant de son concert une démonstration peu orthodoxe dans le domaine mais Ô combien réussie. Il mêle les moments calmes et les phases d’euphories avec dextérité à l’instar de son génial Red & Black Light.

Ibrahim Maalouf est un peu une invitation au jazz pour les novices, mais est surtout un bol d’air frais pour un style musical trop souvent connoté comme élitiste et réservé aux initiés. Le musicien fait le pont entre l’Orient et l’Occident, le jazz et la musique contemporaine dans sa globalité.

 
Auteur:
Glenn

N’aimant pas particulièrement la musique, j’ai été catapulté ici par hasard et au-delà de ma volonté. Préférant l’austérité à la frivolité du spectacle de la débauche auditive, je compte les jours qui me permettront à long terme de devenir sourd. Le vacarme m’étant insupportable.

Dans le même genre...

Le groupe de heavy metal américain jouera son meilleur album dans son intégralité vendredi dans la...

Richard Galliano et Ron Carter clôturent avec complicité le succès de l'édition 2017 du festival...

Le Joshua Redman Trio était à la hauteur des attentes au JazzOnze+ Festival de Lausanne.