Coconut Kings: « On fait une musique de nuit »

RaffaelePar Raffaele  •  26 Juil 2015 à 13:50  •  Live  •   5 views

Nous avons rencontré le groupe Coconut Kings ce samedi au Paléo. Adeptes du rhythm and blues et de la musique noire américaine, ils évoquent leur passion et racontent la rencontre avec l’une de leurs idoles: Mud Morganfield.

Fatigués par plus de deux heures d’interviews successives, les Coconut Kings nous reçoivent dans le backstage de la Club Tent. Ils se réjouissent déjà de clôturer la soirée à 1h45 ce samedi.

Vous faites du blues-rock et venez du Valais. Que peut-on dire d’autre sur vous ?

On fait du rhythm and blues. Être estampillés « Valais », c’est un peu con en fait. Ce n’est ni une plus-value, ni une dévalue d’être valaisan, cela ne change rien. Nous sommes vraiment passionnés de musique noire américaine au sens large, plus particulièrement celle du début du 20ème siècle, des années 1920 à 1960-70. Franchement, on écoute plutôt de la musique vivante que de l’électro. S’il y a une panne de courant, nous pouvons quand même jouer !

Votre son est très old school. Pourquoi ce courant musical aujourd’hui ? Êtes-vous nés à la bonne époque ?

Parce que c’est ça que l’on aime faire et écouter ! Je suis persuadé que nous sommes nés à la bonne époque. Nous n’aurions jamais pu connaitre autant de musique sans l’ère informatique. Il y a un partage énorme de musiques très obscures que nous n’aurions jamais connues si nous avions vécu à la même époque que ces artistes.

Le concert historique que vous auriez aimé voir ?

J’aurais tué pour être une mouche et aller voir les sessions d’enregistrement chez Chess Records, à la fin des années 1940, et aussi pour voir jouer certains groupes de jazz dans les années 1930. Sinon, c’est clairement Muddy Waters.

On a rencontré son fils, Mud Morganfield, c’était vraiment un shoot exemplaire! Il a la même voix que son père et fait revivre sa musique aujourd’hui. J’ai parlé avec lui, et même si la conversation était nulle à chier, j’ai au moins pu toucher 50% de mes légendes.

Clôturer la soirée, c’est une bonne nouvelle?

C’est une question qui est revenue souvent. On fait une musique de nuit, où l’ambiance est bien davantage mise en valeur.

La traditionnelle question à la con. Quel est le rapport entre le rock’n’roll et la noix de coco ?

C’est évident : quand tu secoues les noix de coco, c’est rock’n’roll !

Raffaele

J’ai grandi dans les années 90, mes influences sont un vrai patchwork musical. J’apprécie selon l’humeur un gros beat electro, un flow hip hop ou l’effervescence d’un concert de rock. ‘Faut que ça groove !

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