The Clive: « Seuls, nous nous serions plantés »

PatrickPar Patrick  •  10 Juin 2016 à 13:05  •  Interviews  •   13 views

Descendus tout droit du Jura bernois pour faire goûter au public de Festi’neuch leur premier album, les gars de The Clive ont réalisé un petit marathon d’interviews avant de monter sur scène.

Évidemment, ils n’ont pas manqué de venir dire coucou au MurDuSon. Chacun a son style, entre le costard et le jeans-short-basket, nous n’allions pas les manquer à quelques minutes de leur concert à La Marée.

Vous êtes totalement dépareillés là, pour un groupe se voulant d’influence britannique, ça ne fait pas très sérieux...
Non, mais là nous ne sommes pas encore habillés pour la scène. Cela devrait plus se rapprocher du costume de Julien (le bassiste), mais sans les grosses auréoles sous les bras (rires).

Vous avez sorti votre album..
Notre « alboume », s’il te plaît.

Votre « alboume » tout récemment, comment tout s’est passé? Heureux du résultat?
Nous sommes très contents, c’est sûr. Nous avons pu travailler avec Julien Fehlmann du Studio Mécanique à La Chaux-de-Fonds qui a co-produit l’alboume. Le résultat est top, sur une échelle de un à content, nous sommes très contents.

Vos EP étaient plus intimes. Avec « Two Wrongs don’t Make a Clive », vous passez à l’étape supérieure et êtes très présents dans les médias, vous le gérez bien?
C’est génial! Ça nous fait transpirer, mais c’est vraiment bien. Heureusement que nous avons une super équipe pour nous encadrer. Nous étions un peu tout fou-fou, comme l’alboume at été enregistré en août l’année passée, on s’est dit ‘tranquille, en octobre il sort et c’est là que la réalité nous a ratrappé.

Vous avez découvert comment se passe la promotion en fait?
Ouais clairement, on nous a dit ‘descendez de vos grands chevaux‘. En fait, toute la partie professionnelle, nous n’en n’avions aucune idée. Prendre le temps, trouver une équipe de booking ou simplement pour le vernissage, c’est beaucoup de boulot. Nous n’imaginions pas qu’il fallait faire une opération promo avant que l’alboume sorte. Nous allions lancer le truc et ça aurait certainement fait plouf.

Comment ça s’est passé cette découverte alors?
Julien nous a expliqué que si nous sortions l’album en allant après voir les salles, ça ne fonctionnerait pas. On a fait un peu monter la sauce avec un singles, un clip, des échantillons promotionnels. Les gens sont du coup bien plus intéressés. Ils se disent que c’est frais, nouveau, ça sort maintenant. Les médias s’y intéressent plus.

On vous compare aux Hives ou Arctic Monkeys, ça vous met une pression supplémentaire?
C’est hyper-flatteur et assez logique vu que ce sont nos inspirations principales. Quand on te compare avec des cadors du rock anglais, cela ne peut que te faire plaisir. On nous compare aussi aux Neuchâtelois des Rambling Wheels et cela nous plaît aussi beaucoup.

Justement, vous avez passablement collaboré avec eux…
Raphaël a été d’accord de chanter sur deux morceaux, cela permet de donner une impulsion différente à l’alboume. Il y a aussi le clip qui a été réalisé par Bastien.

Cette collaboration a été permise par Julien Fehlmann?
Pas spécialement. Ce sont des contacts communs, mais, à la base, nous les connaissions d’avant. Tout s’est fait naturellement. A la fin d’un concert nous sommes allés les voir, nous avons bu une bière et la proposition est venue naturellement.

Quel est votre secret? A quelques encablures de monter sur scène vous êtes vraiment chill.
La bière! Non non, ben regarde simplement, il y en a un qui fume clopes sur clopes, l’autre transpire 140 hectolitres. En fait, nous n’avons pas le temps de stresser vu tout ce qu’il y a à faire avant. Nous avons préparé depuis tellement de temps qu’on est surtout impatients.

Dernière question, vu que vous allez pas mal tourner. Dans le bus, est-ce qu’il y a un album que vous pouvez passer sans qu’il y en ait un qui se plaint?
Le double album « Stadium Arcadium » des Red Hot Chili Peppers. Non, en fait plutôt « Velociraptor » de Kasabian. Soyons honnêtes et gardons « AM » de Arctic Monkeys.

 

« Two Wrongs Don’t Make A Clive »

The Clive
Indépendant
2016
 
Auteur:
Patrick

Un jour je chasserai la marmotte. En attendant j’écris bénévolement des articles sur des groupes obscurs pour me payer l’attirail nécessaire afin de réaliser mon rêve. La vie, c’est pas facile.

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