Black Sun Empire and State Of Mind – « The Violent Five »

RaffaelePar Raffaele  •  5 Avr 2016 à 12:19  •  Albums  •   6 views

Les néerlandais de Black Sun Empire s’associent une nouvelle fois aux néo-zélandais de State of Mind. Avec « The Violent Five », ils nous entraînent dans les caveaux les plus sombres et torturés que la drum’n’bass peut produire.

La drum’n’bass, une musique festive ? Oui, jusqu’à un certain point, jusqu’à une certaine heure en fait. Dans les soirées consacrées, passé le cap des quatre heures du matin, tout n’est que violence sonore. On assiste à une boucherie électrisante vouant un culte au grand défouloir du monde. Cela tombe bien, Black Sun Empire et State Of Mind sont justement des barons en la matière.

Ils sont cinq, leur musique est violente: telle est la marque de fabrique. L’EP « The Violent Five » propose six titres rivalisant de brutalité musicale. Ils exploitent ce filon à fond et ne s’imposent aucune limite. Pourtant, la drum’n’bass de bourrin est très technique à produire. Encore faut-il la faire correctement. Pas d’inquiétude, à ce niveau-là c’est très solide. On note une forte présence des effets de basse répondant aux drums avec une précision millimétrée. Malgré son côté sans concession, le son conserve un certain groove fort plaisant à découvrir.

Atomiser le dancefloor

Niveau production, le quintette n’en est pas à son coup d’essai. Après deux carrières distinctes et reconnues par le milieu, Black Sun Empire et State Of Mind s’étaient déjà associés il y a un an pour produire l’excellent EP « Until The World Ends« . Avec le titre éponyme et son intro hip-hop, ils avaient placé la barre très haut.  Aujourd’hui il persistent, signent et vont au bout de leur démarche d’atomisation du dancefloor avec « The Violent Five« .

Avant de se lancer à corps perdu dans une première écoute, il faut savoir que cette musique concerne un public plutôt spécialisé. Nous sommes bien loin d’autres sorties plus « grand public » telles que les albums annuels de UKF. Dans son édition « drum’n’bass 2016 », le label proposait (comme chaque année) des titres très pop, voir même un peu de (bonne) liquid, qui est davantage accessible au néophyte.

Malgré tout, la drum’n’bass qui vire à la pop, c’est vite chiant. Fidèles à leur style sans concession, Black Sun Empire et State of Mind nous montrent dès lors qu’il est toujours possible de revenir aux fondamentaux avec férocité, originalité et talent.

Blackout Music – 2016

Raffaele

J’ai grandi dans les années 90, mes influences sont un vrai patchwork musical. J’apprécie selon l’humeur un gros beat electro, un flow hip hop ou l’effervescence d’un concert de rock. ‘Faut que ça groove !

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