The Black Academy: «Etre les premiers donne ce truc en plus»

PatrickPar Patrick  •  16 Juin 2017 à 14:41  •  Interviews  •   14 views

Le groupe neuchâtelois The Black Academy, formé en 2015, avait, jeudi, l’honneur d’ouvrir Festi’Neuch. Un statut qui n’effrayait pas la formation prête à en découdre en ce premier jour de festival.

Thierry, Gregory, Damien, Hugo et Alex, tout le groupe était présent pour une petite interview trente minutes avant leur montée sur scène. La formation axée rock a fortes influences du milieu de la décennie passée revendique ses origines et sa musique. Un son qu’ils espèrent porter plus loin que les Jeunes-Rives.

Qu’est ce que cela fait d’ouvrir Festi’Neuch, d’être les premiers sur scène?

C’est une bonne sensation, ça fait très plaisir. Le stress viendra peut-être un peu plus tard au moment de se lancer, mais pour le moment on est tranquilles. C’est vraiment cool parce que c’est la première fois que nous jouons dans un festival de cette ampleur. Etre les premiers donne ce petit truc en plus qui nous motive d’avantage. Ensuite, c’est de notre responsabilité de bien lancer le festival, si on se rate, tout Festi’Neuch est raté, ce sera de notre faute (rires).

En tant que Neuchâtelois, faire son premier Festi’Neuch, cela doit aussi faire un petit quelque chose, non?

C’est magnifique. Pouvoir se dire qu’on partage l’affiche avec les Kooks, Prophets of Rage et tous les autres c’est pas si mal. Le plaisir est assez difficile à décrire. J’aime ce groupe du plus profond de mon cœur (dit Gregory, le chanteur, ndlr). Je connais notre potentiel pour faire quelque chose de bien. Le montrer aux fans et à ceux qui ne nous connaissent pas est un honneur.

Comment définiriez-vous The Black Academy à quelqu’un qui ne vous connaît pas?

Quand je mets les hashtags sur Instagram, j’écris rock, pop-punk, hardcore, metal, c’est un mélange de tout ça en fait. Tout ce qui a été fait dans le passé, renouvelé à l’heure actuelle. Ce sont différentes associations qui peuvent plaire à un public différent.

Quand j’ai écouté votre album «DeadSuperHeroes», j’ai retrouvé des influences de 2005-2010, à la My Chemical Romance avec un peu de Placebo et de post-hardcore, j’ai juste?

C’est exactement ça. Un mélange de tout ça avec des grands groupes comme Avenged Sevenfold, Bring me the Horizon, mais aussi Oasis ou Placebo, notre palette est très large. Chaque membre amène sa petite touche aussi. Certains sont plus hard rock alors ils prendront ça avec eux. Donc tu peux aussi retrouver du AC/DC chez nous par exemple. Ce qu’on veut faire avec The Black Academy c’est retranscrire cette sensation et cette ferveur que nous avons pu vivre en écoutant ces formations. On était fan alors adolescents et on aspire à redonner ce même enthousiasme aux nouvelles générations.

C’est prendre tout ce qui vous a plu et les mettre dans votre chaudron magique si je comprends bien…

C’est ça et comme nous en avons beaucoup, cela fait un bon melting pot.

Plus tard, face à Prophets of Rage, vous serez curieux ou alors des vrais fans?

On va monter sur scène avec eux, c’est la surprise! (rires) On a de la chance de jouer le même soir, comme ça nous pourrons profiter de les voir.

Pour ceux qui n’ont pas pu vous voir ce soir, quel est la suite de votre programme?

Nous serons le 23 juin sur la grande scène de la fête de la musique à Neuchâtel. Ensuite, nous essayerons d’amener notre projet sur les plus grandes scènes du monde, comme le Bar King à Neuchâtel (rires). Plus sérieusement, c’est un projet que nous voulons mener loin.

Comment on fait pour sortir des frontières neuchâteloises?

Beaucoup de travail en répétition et des ajustements toujours plus fins pour réussir à faire ce que l’on veut précisément. Même si nous sommes contents du résultat, il faut toujours essayer de s’améliorer. En plus de cela, aujourd’hui, il y a un gros boulot à faire sur les réseaux sociaux pour se faire la meilleure place possible.

 
Auteur:
Patrick

Un jour je chasserai la marmotte. En attendant j’écris bénévolement des articles sur des groupes obscurs pour me payer l’attirail nécessaire afin de réaliser mon rêve. La vie, c’est pas facile.

Dans le même genre...

Phanee de Pool a sorti son premier album. Nous nous sommes assis autour d'une table pour en savoir...

Les thrasheux singinois s'ouvrent à nous à l'occasion de la sortie de leur dernier album.

Rencontre avec le groupe neuchâtelois Yanač