Balelec 2016: Plus fort que la météo!

GlennPar Glenn  •  17 Mai 2016 à 16:02  •  Live  •   9 views

Il a fallu prendre une décision, vendredi 13 mai dernier: Affronter une météo plus qu’incertaine pour festoyer à la 36ème édition du Festival Balelec dans le campus de l’EPFL ou rester peinard à la maison et manquer une soirée plutôt réussie malgré les aléas.

Comme chacun sait, la météo joue un grand rôle lorsqu’il s’agit d’événements publics en plein air. Les organisateurs ont sans aucun doute croisé les doigts en surveillant le ciel jusqu’à la fin ou plus vraisemblablement utilisé une arme secrète anti-pluie développée à l’EPFL. Peu importe, les festivaliers ont été épargné des pluies torrentielles annoncées. Malgré cela, la foule s’est déplacée assez tard dans la soirée sur le site, constatant l’ouverture.

Bonne ambiance

Dès l’arrivé au festival, l’ambiance est au beau fixe. La multitude de scènes permet de contenter un maximum le public selon les envies et les préférences. Il est donc possible de passer toute la soirée aux rythmes de la musique électronique en se rendant au RedOx Club ou au Garden Club, des lieux qui ont été pris d’assaut par les festivaliers. Pour les autres, se déplacer entre les différentes scènes accueillant les groupes live que cela soit au Squatt, à Azimuts ou encore la Grande Scène.

Ces bons vieux Jamaïcains et ces bons vieux punks californiens

Pour ma part et vu que je suis désormais un peu de la « vieille école », je me suis concentré sur trois concerts dont celui des Skatalites sur la scène Azimuts. Plutôt en forme et toujours avec le sourire, The Skatalites envoient leurs tubes qui à une époque ont brûlé les dancefloors. Malgré l’ambiance cool à la Jamaïcaine, la majorité du public assiste au spectacle sans vraiment y prendre part, sauf pour une minorité de connaisseurs massée devant la scène dansant le ska comme dans un clip de Madness.

Devant la Grande Scène, la foule s’est compactée assez rapidement afin d’assister au concert de Me First & The Gimmie Gimmies. Ayant de nouveau quatorze ans, il n’a pas fallu longtemps pour que l’excitation me gagne. Le groupe débarque sur scène sapé comme des chefs: chemises à fleurs et pantalon blanc pour les musiciens et costard blanc pour le chanteur Spike Slawson. Le cover band est efficace et transmet rapidement leur énergie au public. Très communicatif, le groupe enchaîne les blagues sur leur période universitaire et s’amuse à comparer de manière sarcastique Lausanne et San Francisco. Armé d’un ukulélé, Slawson et ses compères reprennent les plus belles chansons de la pop de ces quarante dernières années sauce punk rock. ‘Crazy Over You‘ de Madonna, ‘Over The Rainbow‘ ou encore ‘Take Me Home, Country Roads‘ de John Denver sont chantés avec véhémence par la foule.

‘Fritzouille’ au top!

Suite au concert des Californiens, il a fallu ne pas trop s’éloigner de la Grande Scène car une majorité des festivaliers sont venus voir la tête d’affiche de la soirée: Fritz Kalkbrenner. Le Berlinois met tout de suite l’ambiance et le public danse immédiatement aux rythmes de sa musique deep house combinée avec des éléments de minimal. Le VJing est sensationnel et apporte clairement un plus au show. L’autre bonne surprise est le fait que Kalkbrenner chante sur ses morceaux. Cela donne une véritable sensation de musique live, si rare lorsqu’il s’agit de ce style musical.

Malgré l’incertitude concernant la météo, cette 36ème édition a été un succès en ce qui concerne les performances live. Le festival estudiantin parvient une fois de plus à marquer le paysage musical romand.

 
Auteur:
Glenn

N’aimant pas particulièrement la musique, j’ai été catapulté ici par hasard et au-delà de ma volonté. Préférant l’austérité à la frivolité du spectacle de la débauche auditive, je compte les jours qui me permettront à long terme de devenir sourd. Le vacarme m’étant insupportable.

Dans le même genre...

Le groupe de heavy metal américain jouera son meilleur album dans son intégralité vendredi dans la...

Richard Galliano et Ron Carter clôturent avec complicité le succès de l'édition 2017 du festival...

Le Joshua Redman Trio était à la hauteur des attentes au JazzOnze+ Festival de Lausanne.