Ana Tijoux ou le rap à la chilienne

GlennPar Glenn  •  24 Nov 2014 à 19:12  •  Chili  •   8 views

Figure emblématique du rap sud-américain, Ana Tijoux s’est fait connaître grâce à son groupe Mazika avant d’entamer une carrière solo à succès. Sa musique éclectique à permis de toucher un très large public.

Née en France en 1977, Ana Tijoux est la fille de réfugiés chiliens ayant fui la dictature sanglante du général Pinochet. Grandissant à Paris, ce n’est quand 1983 qu’elle a la possibilité de voyager au Chili pour rencontrer ses grands-parents et le reste de sa famille restée au pays malgré le coup d’Etat.

C’est à la fin des années 80 qu’elle commence à a s’intéresser au hip-hop et à la danse. Elle retourne au Chili en 1993 après la transition démocratique. Influencée par Mazul, le principal groupe de rap de Santiago, elle forme en premier lieu son propre groupe nommé Los Gemelos. Elle sera connu pour sa collaboration avec ce qui sera un phénomène au Chili, Los Tetas dès leur premier album. C’est par la suite qu’elle forme Mazika qui seront des pionniers du rap chilien. Contrairement à beaucoup de crew hip-hop américain du moment comme N.W.A. Naughty By Nature ou encore Public Enemy etc. Mazika se veut lyricalement moins violent, ce qui leur a donné une connotation plutôt positive auprès du public latino américain.

Après une carrière assez fructueuse avec Mazika, au début des années 2000, Ana Tijoux abandonne le rap un moment pour se consacrer à d’autres styles musicaux et collaborations. Mais sa soif de rapper revient plus rapidement que prévu et sort « 1977 »  (2009), un hommage au « Golden Age of Hip-Hop » aux soupçons de musique traditionnelle chilienne, ajouté à cela des chansons assez engagées en français et en espagnol. Pour la petite histoire, Thom Yorke, le chanteur de Radiohead à conseillé aux auditeurs d’écouter « 1977« , une publicité clairement non négligeable. D’ailleurs quelque part, je fais de même hein!

httpv://www.youtube.com/watch?v=yiQ7S38nKog&spfreload=10

Glenn

N’aimant pas particulièrement la musique, j’ai été catapulté ici par hasard et au-delà de ma volonté. Préférant l’austérité à la frivolité du spectacle de la débauche auditive, je compte les jours qui me permettront à long terme de devenir sourd. Le vacarme m’étant insupportable.

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