Abou Diarra, le monde en musiques

AlexPar Alex  •  30 Mar 2015 à 07:00  •  Mali, Tour du Monde  •   0 views

Aujourd’hui, vous découvrirez un véritable assembleur de sons inouïs: Abou Diarra. On clôture avec lui notre mois sur la musique malienne. Cet homme marche, joue, enivre et convainc par sa volonté de voyager au-delà des frontières.

Abou Diarra n’est pas seulement un musicien, mais aussi un promeneur éclairé et un citoyen du monde. Il a appris le ngoni après une rencontre avec un grand maître du kamale ngoni dans les rues d’Abijan: Yoro Diallo. Par la suite, il entreprend un voyage d’apprentissage entre Abidjan et Bamako. Oui, vous lisez bien: d’apprentissage ! Il parcourt à pied l’Afrique durant quatre mois et vingt-six jours entre la capitale ivoirienne et malienne tout en perfectionnant son jeu.

Ce parcours lui permet de maîtriser toujours plus son instrument. De retour dans son Mali natal, Abou Diarra a une ambition en tête: inclure des sonorités européennes dans un son africain. Mais, il doit encore faire ses preuves auprès d’un maître de ngoni. Ce dernier est un homme aveugle auprès duquel Abou Diarra habite, vit et apprend encore durant sept ans avant de débuter sa carrière, et même proposer des ateliers d’enseignement du ngoni.

Les ambitions du musicien malien se concrétisent par un premier album en 2010 et se subliment par « Sabou » en 2013. On y trouve exactement ce qu’Abou Diarra souhaitait atteindre à la suite de son long et patient apprentissage. En effet, l’instrument africain s’accorde au piano dans le funky ‘Aboubono’, rencontre le violon dans l’apaisant ‘Miri’, côtoie la flûte dans le merveilleux ‘Séguin’, joue avec la délicatesse du violoncelle dans ‘Djoudjon’ et, enfin, se marie étonnamment bien avec l’accordéon dans ‘Sabou’.

Une interview intéressante de RFI pour découvrir un peu plus cet homme atypique.

Alex

De Brel à Fink en passant par Louis Armstrong et Sigur Ros, voilà ceux qui me marquent et touchent. La musique doit être un voyage, un envol et un rêve. Réveiller l’âme. Veiller l’être. Dévoiler le cœur.

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