WhoMadeWho: « En live, c’est clairement fort et c’est comme si on était dans une grande fête »

GlennPar Glenn  •  17 Juin 2017 à 17:21  •  Interviews  •   1 view

C’est avec un accueil chaleureux et de larges sourires que les Danois nous ont accueilli pour cet entretien. Le temps qu’ils se préparent un longdrink et que nous mettons en place un dispositif ultra sophistiqué qu’est le dictaphone. Un peu de glace et nous voilà paré pour nos rafales de question au groupe de dance-punk.

On a une première question que tout le monde vous a sûrement déjà posé plus de mille fois. Qui a fait qui?

Aaaaahhhh!! (rires) Allez une autre question!

Ça fait maintenant une douzaine d’année que vous tourner? Quel est le secret de votre longévité?

Je pense qu’être ensemble, c’est un peu comme une fratrie. On est très proches les uns des autres donc il est important de s’amuser ensemble mais aussi se lâcher un peu la grappe. On a chacun fait pas mal de sideprojects, du coup 0n est pas coincé dans un seul format. Ça permet d’être créatif de son côté et de se retrouver pour prendre du bon temps ensemble. Ça nous a pris six ans pour que nous considérions WhoMadeWho comme un groupe à part entière, alors qu’à l’époque on voyait ça plutôt comme un projet secondaire. On est aussi dans un état d’esprit dans lequel on ne voit pas ce qu’on fait comme un job dans son sens le plus péjoratif. On fait vraiment ça pour s’amuser et pour s’inspirer les uns, les autres car avant ce groupe on avait déjà une carrière en tant que musiciens professionnels. On ne fait pas ça par nécessité!

Vous voyez votre musique plus au niveau du clubbing ou de la rave?

Un peu des deux. Au studio on sonne plutôt doux et c’est plus émotionnel. Alors qu’en live, c’est clairement fort et c’est comme si on était dans une grande fête. Dans les bons jours, on est le mix parfait d’un groupe de rock et le DJ dans un club. Lors des mauvais jours, on est des chèvres avec un jeu de batterie pourri! J’espère que ça ne va pas être la cas aujourd’hui! (rires).

Qu’est-ce qui vous inspire musicalement en ce moment?

On a un nouveau synthétiseur. C’est un peu le joujou avec lequel tu expérimentes de nouvelles sonorités. Avec ce genre de chose, une idée te vient immédiatement à la tête et tu tiens un morceau qui tient la route. Autrement, on vient tous de différents milieux musicaux donc on s’inspire les uns, les autres. Quand tu viens de rompre une relation ça aide aussi beaucoup! (rires). Ça te donne beaucoup de créativité du coup on est quelque part content que ça arrive! (rires).

Quel est le secret du rhum au coca?

(Rires) C’est le lime! Si tu ne l’utilises pas ça a un goût de merde! T’as juste à mettre du lime et c’est comme si t’avais un cocktail!

Qu’est-ce que le public va devoir s’attendre de vous ce soir sur scène?

On a une grande mission parce qu’on joue juste après M.I.A. et c’est une artiste fantastique. Donc voilà, on va devoir y aller vraiment fort et de pousser à fond! On est clairement prêt pour ça les mecs! On adore la Suisse. D’ailleurs à Neuchâtel on est venu à la Case-à-Chocs chacun à plusieurs reprises et on vraiment adoré cet endroit! On a chacun eu de belles expériences là-bas sur scène avec un bon accueil du public.

Qu’est-ce qui a de particulier dans la scène danoise?

La dépression! (rires). En Scandinavie, on a ce truc avec la mélancolie qui est basiquement dû à la météo! Donc on a beaucoup de chansons tristes écrites là-bas. Les Britanniques, c’est un peu des gens qui se mettent en colère alors qu’au Danemark, on est juste triste et puis voilà! (rires). On a a essayé de ne pas entrer dans ce format mais le problème c’est que ça commence à nous contaminer! La clé c’est qu’on n’est pas trop super-danois et en live on est plutôt énergétique et marrant. Du coup, on essaye d’aller à des endroits comme le Mexique! (rires). Cela dit, la mélancolie, ça marche bien dans un album voire probablement même à un concert. Mais nous trois on est des gens énergétiques et plutôt optimistes.

Quel est le futur pour vous?

Ça fait douze ans qu’on est sur la route et comme dans un mariage, il faut s’inspirer les uns, les autres. Garder ça frais! On commence à se dire qu’il faut qu’on passe le cap des vingt ans, de plus qu’a présent on des personnes semi-vieilles (rires). On veux percer en Amérique du Nord. L’Amérique du Sud, c’est déjà fait et on a adoré. Mais l’Amérique du Nord, c’est l’objectif et après ça on a le reste du monde!

 
Auteur:
Glenn

N’aimant pas particulièrement la musique, j’ai été catapulté ici par hasard et au-delà de ma volonté. Préférant l’austérité à la frivolité du spectacle de la débauche auditive, je compte les jours qui me permettront à long terme de devenir sourd. Le vacarme m’étant insupportable.

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