« Voir les gens s’amuser, c’est ça qui nous motive »

GlennPar Glenn  •  5 Mai 2015 à 14:25  •  Live  •   9 views

Retour sur la soirée de jeudi passé sur le campus de Dorigny où Unilive battait son plein. Franc succès pour la manifestation qui, malgré une météo incertaine, a drainé près de 7000 personnes. Le festival de l’Université de Lausanne à de beaux jours devant lui.

Il y a eu du monde sur l’esplanade de l’Internef. Dès 17h la foule a commencé à s’amasser, la plupart des derniers cours ayant fini à cette heure. Les étudiants ont pris possession du terrain et se sont très vite mis dans une ambiance festive digne des plus grands événements musicaux de l’été. Belle ambiance à l’UNIL!

Etant donné que c’était la troisième édition, il me semblait intéressant de mettre en avant les acteurs importants d’un festival à ses débuts: le comité d’organisation, composé d’étudiants de toutes les facultés. Mon choix s’est porté sur Virginie Caloz, étudiante en sociologie, une des programmatrices d’Unilive et présente dès la genèse de l’aventure. Bien que courant de gauche à droite pendant la soirée, j’ai tout de même eu l’occasion de lui poser quelques questions sur le vif.

Hello Virginie!

Salut!

Que fais-tu spécifiquement à Unilive?

Je suis une des programmatrices et j’étais responsable ‘Tremplin’, soirée qu’on a fait à Zélig (bar géré par les étudiants – NDR).

Peux-tu nous expliquer ce qu’est ce ‘Tremplin’?

Alors c’était une soirée qu’on a organisée à Zélig, où on a fait jouer quatre groupes de la région. Ensuite un jury délibérait pour choisir leurs deux coups de coeur et les gagnants recevaient l’opportunité de jouer lors du festival.

Du coup qui a été sélectionné?

C’était Ephyr (JU) et South Gate (VD). C’est des groupes qui commencent gentiment à monter.

Autrement, comment faites-vous pour choisir les autres groupes?

Déjà, on essaye d’avoir une programmation assez variée, pour que tout le monde puisse y trouver son compte.

Mais le programme est assez rock, non?

Oui c’est vrai c’est assez rock, j’avoue! (rires). En général, on essaye toujours de laisser une plage horaire pour les groupes ‘Tremplin’ parce qu’on veut promouvoir la musique locale. Ensuite, on essaye de programmer des artistes qui se sont déjà fait un nom pour, finalement, terminer avec un DJ, histoire de bien motiver les gens en fin de soirée. Ce qu’on fait, c’est qu’on commence avec un brainstorming, chacun propose ses artistes et ensuite on fait le tri afin de trouver une programmation idéale, variée et dans notre budget. Après, on commence à contacter les artistes et on fait en fonction des réponses, des disponibilités. Souvent, on nous propose des choses intéressantes.

Comment est composée l’équipe des programmateurs? Il y a que des filles ou il y a des gars aussi ?

Alors cette année il y a un gars, un petit nouveau! (rires) Sinon, on est trois filles et un gars.

Du coup, il y a une majorité de femmes!

Ouais, on peut dire que c’est une prog’ plutôt féminine (rires).

Qui aiment bien le rock!

Qui aiment bien le rock, ouais! Et qui ont des bons goûts quand même, faut l’avouer! (rires)

Autrement, pourquoi est-ce que tu t’engages pour Unilive? Quelles sont tes motivations?

A la première édition, je me suis engagée parce que je trouvais qu’il manquait quelque chose sur le campus de l’UNIL. Je trouvais dommage qu’il n’y ait rien qui rassemble toutes les facultés. Parce qu’il faut le rappeler, on est un événement interfacultaire. Donc dans le comité il y a toutes les associations représentant les diverses facultés. On veut rester à Lausanne pour les étudiants et vraiment essayer de rassembler tout le monde. Ça, je trouvais vraiment chouette au début, puis je me suis un peu prise au jeu. C’est vrai que c’est assez cool de faire ce projet et de concrétiser un truc aussi grand qui plaise à tout le monde. C’est vraiment cool!

Unilive, c’est un festival gratuit. Est-ce qu’à l’avenir vous irez dans le sens de l’EPFL avec Balélec, qui est un événement musical payant ? Comment envisages-tu Unilive dans le futur en fait?

En ne parlant qu’à mon nom, je pense qu’on veut garder cette ligne de festival gratuit, ouvert à tout le monde, c’est vraiment un truc prioritaire pour nous, je pense. Gratuit et interfacultaire, c’est les deux lignes de conduite qu’on veut essayer de garder.

Autre chose, est-ce que l’année prochaine vous allez commander le beau temps? (rires) Est-ce qu’il y aura un deal avec MétéoSuisse?

Si seulement, ouais! On leur demandera de mentir, comme ça tout le monde vient (rires). C’est vrai qu’on est tributaire de la météo… Au niveau des dates, on essaye de se distancier des examens, du froid et de Balélec également. C’est un équilibre assez tendu à trouver.

Il est 21h, comment se présente l’événement?

Franchement ça va bien, on a la pêche! C’est toujours cool de voir que tout roule. Bien sûr on a un peu stressé, mais tout roule, c’est vraiment génial et ça motive. Après, c’est vrai qu’on a eu une longue journée de montage derrière nous. Il y aura les démontages cette nuit et demain matin, mais pour l’instant tout le monde à envie de profiter à fond et de voir que les gens s’amusent, c’est ce qui nous motive!

Un petit mot pour conclure? 

Bah, j’espère que tu t’amuses Glenn! Autrement je suis vraiment très contente qu’il y ait tout ce monde. Ça fait vraiment plaisir et j’espère qu’on fera encore mieux l’année prochaine!

Glenn

N’aimant pas particulièrement la musique, j’ai été catapulté ici par hasard et au-delà de ma volonté. Préférant l’austérité à la frivolité du spectacle de la débauche auditive, je compte les jours qui me permettront à long terme de devenir sourd. Le vacarme m’étant insupportable.

Dans le même genre...

Le groupe de heavy metal américain jouera son meilleur album dans son intégralité vendredi dans la...

Richard Galliano et Ron Carter clôturent avec complicité le succès de l'édition 2017 du festival...

Le Joshua Redman Trio était à la hauteur des attentes au JazzOnze+ Festival de Lausanne.