Vans Warped Tour : Du gros son, mais pas que…

OlivierPar Olivier  •  25 Nov 2013 à 16:22  •  Live  •   184 views

Samedi soir à Berne, un événement historique a eu lieu. Non, je ne vous parle pas du premier match de Marco Simone à la tête du Lausanne Sport… mais du premier arrêt par la Suisse du légendaire festival punk/métal itinérant : le Vans Warped Tour.

Vans Warped Tour 2013C’est à côté du Stade de Suisse, là où le sus-nommé club de foot romand s’est incliné pour la cinquième dixième treizième fois cette saison, à la Halle n°4 de la Bern Expo que les festivités se sont passées et, pendant que vos dévoués Glenn, Patrick et Thom trottaient d’un tour bus à l’autre pour récolter des interviews, Yannick et votre serviteur se baladaient entre les stands de merchandising, le fumoir, les tireuses à mousse, le stand bouffe (BURGER !) et les trois scènes montées pour l’occasion, les oreilles attentives et les gosiers à l’affut(s) (de bière).

Côté musique, il y avait de quoi faire et si la grande majorité de la programmation était orientée metalcore/punk hardcore, nos esgourdes d’amateurs de mélodies moins relevées ont tout de même su être satisfaites.

C’est aussi ça le charme du Warped Tour, que l’on ait des écarteurs et des tatouages sur 97% du corps ou non, on y trouve son compte.

RDGLDGRN, hip-hop versatile

Première expérience de notre après-midi, les rappeurs de Red Gold Green sortis tout droit de la banlieue de Washington, DC. Les trois copains ont assuré un bon concert grâce à leur hip-hop tout en instruments et aux ambiances chaleureuses. Parfois quasiment pop, parfois plus brutes, les compositions de la bande marchent bien (écoutez leur premier album « Red Gold Green » pour en avoir le cœur net) et atteignent leur public sans encombres. Trente minutes franchement sympathiques et qui ont permis de bien lancer le marathon musical qu’est le Warped Tour.

RDGLDGRN – ‘Power Ups’

httpa://www.youtube.com/watch?v=JsVm8mMGJYE

The Maine, les parfaits équilibristes

Droit après le trio au nom fait de consonnes, il nous a suffit de tourner la tête un peu plus à droite pour pouvoir découvrir le set des alt-rockers de The Maine. La foule présente est principalement féminine et semble toute dévouée aux belles gueules de John O’Callaghan et son bataillon. Les créations teen-pop-punk des Arizoniens s’enfilent comme des perles et si l’originalité n’est clairement pas leur spécialité (cf. ‘Misery‘, ci-dessous), il faut bien avouer que c’est terriblement efficace sur scène. Crées en 2007, les Maine ont eu le temps de trouver le bon mélange entre morceaux parfaitement exécutés, rigolades avec leur public et son imposant sans en rajouter. On n’avait pas parié sur eux, ils ont réussi à nous avoir les vilains.

The Maine – ‘Misery’

httpv://www.youtube.com/watch?v=50J1qwE1h7M

Crossfaith, pourfendeurs du futur

Une demie-heure et deux roteuses plus tard, retour devant la grande l’immense scène coupée en deux et place à une bizarrerie : Crossfaith. Leur spécialité ? Le trance-metalcore ou, pour ceux qui se la pètent, l’electronicore… ouais. Pour faire plus simple, prenez un bon gros metalcore et ajoutez-y une bonne masse de sons électroniques, sortis autant du dubstep que des claviers trance des années nonantes. Ça peut sembler repoussant comme ça, mais la première claque du festival est venue de la part de ces cinq nippons. Crossfaith c’est fort, survolté, par instant un peu kitsch (surtout en studio) mais diablement addictif en concert. Mention spéciale au passage pour le platiniste/deuxième grunter qui, soit avait pris un truc avant, soit est juste un hyperactif qui se nourrit uniquement de Red Bulls. Grosse performance.

Crossfaith – ‘Monolith’

httpa://www.youtube.com/watch?v=Yu1CgWt26VI

Flogging Molly, le feu d’artifice

Si vous vous demandez ce que je pouvais bien ficher au Warped Tour, moi et mes oreilles d’amateur de mélodies moins relevées, vous avez dorénavant l’explication. Les légendaires punks celtiques californiens étaient l’une des quatre têtes d’affiche (avec Enter Shikari, Yellowcard et Parkway Drive) et ils ont simplement retourné la vétuste Halle n°4 de la Bern Expo qui, au vu du tremblements des vitres déjà présents en début d’après-midi, n’avait peut-être pas besoin de subir les gigotements spasmodiques d’une foule enivrée jusqu’à l’os sur son vieux sol.

En une heure chrono, les vétérans ont enchaîner les tubes (‘Paddy’s Lament‘, ‘Selfish Man‘, ‘Devil’s Dance Floor‘, ‘Drunken Lullabies‘, …) comme s’il s’agissait de Guinness et ont clôturé de la plus belle des manières douze heures de musique alternative, réunissant dans leur folle gigue des amateurs de tous les styles représentés ce jour-là.

Une putain de fête villageoise que seul l’excès de houblon aura su effacer des mémoires… et encore, c’est de loin pas sûr.

Merci le Warped Tour et à tout bientôt, on espère !

httpv://www.youtube.com/watch?v=Gr46RJs0ixE

Dans le même genre...

Joyeux anniversaire aux copains d'Hateful Monday. Passez leur faire un bec à l'Usine samedi soir.

Le public dansera à Lausanne avec l'électro minimale de la Berlinoise d'adoption

Le Fri-Son de Fribourg accueillera un songwriter talentueux le 18 octobre 2018