Future Islands, la présence scénique incarnée

AlexPar Alex  •  24 Juin 2015 à 12:00  •  Live  •   0 views

Les Docks ont bien fait de programmer Future Islands. Le groupe américain a déchargé son énergie sans compter. Mais les morceaux ont parfois été trop proches de la house. Ceci est un détail dans quelque chose de plus grand.

Crédit photo: Davide Gostoli

Metropolitan Parc ouvre la soirée avec une prestation à la frontière entre The Xx avec moins de guitares électriques et Animal Collective en plus sage. Les jeux de lumières s’agitent tandis que les premiers spectateurs dansent déjà près de la scène comme pour bien s’échauffer avant la tornade américaine.

Il faut avouer que les Genevois offre un show solide. Ils sont quatre musiciens dont trois n’hésitent pas à chanter tour à tour ou ensemble. Leurs mélodies forment une synth-pop dans laquelle les caisses claires jouent aussi un rôle important comme lorsqu’elles sont frappées par des maracas. La première partie termine tandis que les spectateurs affluent pour voir les gars du Maryland.

Baltimore gives you more

Combien sont-ils dans sa tête ? Cette question est légitime lorsqu’on voit un concert de Future Islands. Sam Herring incarne la folie du live à lui tout seul et fait 80% du travail scénique. Il faut le voir en pleine action pour y croire. Les coups de poing se perdent dans le vide, quelque chose l’habite et son corps dandine comme une anguille. Merci !

Monstre respect pour l’inventivité de ses chorégraphies et pour la diversité de sa voix! C’est une véritable bête de scène et il ne déçoit pas. Le contraste est d’ailleurs saisissant avec ses musiciens à l’air très stoïques. ‘The Chase’ fait déjà son effet alors que ce nouveau morceau vient tout juste de sortir.

Musicalement, Future Islands n’est pas exceptionnel. Bien sûr ‘Seasons’ donne presque la chair de poule, invite toute la salle à s’amuser et embarque le public dans quelque chose de merveilleux. Mais les morceaux se ressemblent et la batterie prend trop de place au détriment des autres instruments et des paroles parfois à peine perceptibles. Mais ce n’est qu’une question d’appréciation personnelle.

Sam Herring chante parfois comme un vieux metaleux et puis passe à une voix presque groovy avant de faire péter les aigus et enfin toucher par un timbre « so soulful ». Il danse la polka. Il se tape le torse. Il est fou et ça fait plaisir !

Alex

De Brel à Fink en passant par Louis Armstrong et Sigur Ros, voilà ceux qui me marquent et touchent. La musique doit être un voyage, un envol et un rêve. Réveiller l’âme. Veiller l’être. Dévoiler le cœur.

Dans le même genre...

Court retour sur le concert de Caballero & JeanJass à la Case à Chocs vendredi dernier et brève...

Les fans de hip hop satisferont leurs besoins de bon son avec Alaclair Ensemble et Murmures...

Le groupe de heavy metal américain jouera son meilleur album dans son intégralité vendredi dans la...