Une grande cuvée pour le Cully Jazz 2016

MalvinPar Malvin  •  19 Jan 2016 à 17:08  •  Live  •   13 views

La programmation a été annoncée aujourd’hui à onze heures: la nouvelle édition du Cully Jazz se dévoile enfin et se présente, comme à son habitude, sous les meilleurs auspices. Nous avons beau trépigner d’impatience, il faudra cependant attendre le 8 au 16 avril pour en savourer chaque seconde.

Le souvenir est encore ancré dans nos fraîches mémoires. Ces longues et chaudes nuitées de l’année 2015 plongèrent le festival lémanique en une extase des plus rares. La musique du monde, le jazz, les lanternes, les vapeurs éthyliques, le vent du lac. C’est en rêvassant que nous vous présentons cette année la programmation 2016 d’un petit festival qui n’a pas d’égal dans le monde. Plus de 120 concerts payants ou gratuits, plongés au cœur des vignes du Lavaux. Voici venir la 34ème édition du Cully Jazz Festival.

Le Chapiteau

Au risque de se répéter, inutile de dicter chaque nom présent dans la liste. Il est en notre devoir d’en sélectionner des bribes les plus représentatives. La grande salle du Chapiteau accueillera cette année autant de légendes internationales que de jalons helvétiques, en commençant dès le premier soir par Ibeyi, Thaïs Diarra et Hindi Zahra, nous faisant naviguer du Mali jusqu’à Cuba, en passant par le Maghreb. Les têtes d’affiches pèsent lourd, notamment quand on pense à la légende cubaine Chucho Valdès, nous présentant les quarante ans de son projet « Irakere », et l’innovant trompettiste libanais Ibrahim Maalouf, accompagné de son dernier bébé mêlant l’électro au jazz, « Red & Black Light ». La pureté du jazz, quant à elle, ne saurait trouver mieux comme porte-parole qu’un saxophone de Wayne Shorter, ou qu’une trompette de Terence Blanchard et d’Erik Truffaz, présentant par la même occasion son nouvel album.

Le Next Step et le Temple

Place au Next Step, haut lieu de l’expérimentation. Je suis dans l’impatience de découvrir, comme chaque année, une pléthore d’artistes incroyables et originaux, tels que la soul loopée du norvégien Bernhoft ou le dialogue audiovisuel de l’OVNI qu’est Chassol. L’allemand Mathis Haug et sa voix boisée pourrait également séduire ma curiosité, tout comme le jazz afro-cubain de Daymé Arocena, n’étant d’autre que la protégée du grand Gilles Peterson. Les festivités se clôtureront avec Vincent Peirani, dialoguant avec son accordéon à travers les contrées du jazz, et José James, douce voix R&Bisée aux confins de Nat King Cole et d’Erikah Badu.

Terminons cette pérégrination musicale au Temple, dévoilant sous l’effigie de l’acoustique d’incroyables rencontres. Voici pour faire simple : Quand la musique classique rencontre le jazz, ça donne le Kaleidoscope String Quartet. Quand le Brésil rencontre le folk, ça donne Tiganá Santana. Quand les griots rencontrent le balafon, ça donne le Trio Da Kali. Quand l’Orient rencontre l’Occident, ça donne Bachar Mar-Khalifé. Et quand le piano rencontre le talent, ça donne Gonzalo Rubalcaba. Encore une fois, ce tour du monde nous apportera bien plus que des simples concerts.

Le Festival OFF

On connaît d’avance le topo. Parmi les étroites avenues du village, nous jouerons des coudes, encore et encore, pour pouvoir assister à une bribe du festival OFF et ses concerts gratuits. Et il y a de quoi se hâter. Batteur et sampler suisse de renom, Christophe Calpini sera l’invité récurrent des caveaux 2016. Son univers onirique, grinçant et torturé est un réel mystère, inutile donc de se projeter davantage. Dits les « Nirvanas du jazz », le quartet serbe Eyot donnera également libre-court à sa créativité explosive. Quant au punch enivrant de Kuhn Fu, il s’agira surement d’une des rencontres incontournables de l’année, alliant à lui tout seul Allemagne, Serbie, Israël et Turquie. Enfin, l’univers aux frontières du steampunk de Sylvain Rifflet mettra d’accord tout le monde. Alliage de mécaniques et de couplet minimalistes, un jazz doux et futuriste nous sera proposé au travers de son saxophone et sa clarinette.

Plus d’informations sur le site internet du Cully Jazz Festival.

 
Auteur:
Malvin

Par une douce nuit de Printemps, je m’engouffrais dans une pénombre magnétique. De là retentissaient de faibles vibrations, profondes, vraies. Dès lors, je n’ai cessé de traquer l’essence de cette musique. La bête me menait de voyages en découvertes, au milieu d’une vibrante atmosphère aux aspects dub, électro, rock psychédélique…

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