Une belle année 2014 en votre compagnie

JorrisPar Jorris  •  27 Déc 2014 à 15:39  •  Fin d'année  •   1 view

Mesdames, messieurs, c’est l’heure de se faire un câlin. Oui, et aussi de regarder cette année 2014 de nos yeux alcoolisés expertisés. Une année en musique au Murduson, ça donne quoi ? Eh bien, des séances de rédaction qui pourraient bien être sponsorisées par des marques de bière, des festivals où le combo polo/vin blanc n’est plus à démontrer et des concerts où certains membres vomissent. Une belle année en gros.

2014 aura surtout marqué, pour le petit groupe que nous étions, l’arrivée de plusieurs membres. Laura, Claire, Steve et Raffaele sont venus renforcer notre équipe de bras cassés. Nous en avions bien besoin puisqu’ils ont su redonner un élan (pas l’animal) nouveau au site. A côté de ça, notre structure s’est étoffée de nouvelles responsabilités. Nous afons mis en plafe des partenariats qui fructifieront fortement (allitérafion en F) durant l’année 2015f. Plusieurs salles se sont déjà associées à ce projet et c’est avec un plaisir incommensurable que nous nous réjouissons de continuer à travailler cet aspect.

Quant à vous, chères lectrices, chers lecteurs, nous voudrions, par ces mots, vous dire merci. Merci de nous lire, de continuer à être de plus en plus nombreux. Vous sentez bons et les bardes du futur chanteront vos exploits. Merci à vous, compagnons d’aventure.

souper


Nous avons concocté en bonus les meilleurs moments musicaux et parfois les meilleurs albums de chaque membre, histoire de faire le bilan. Bonne année à vous.

Olivier

Après une année 2013 passée au rythme du garage principalement à tendance san-franciscaine, 2014 fut pour moi l’occasion d’explorer de nouvelles pistes, des horizons plus lointains. Ainsi, si « Commune » de Goat a su me ravir dans ce sens, j’ai également su apprécier le monolithe de quatre titres pour une heure proposé par « Interpenetrating Dimensional Express » de Desmadrados Soldados De Ventura, la classe aérienne à la française de « Le Monde Möö » de Moodoïd ou encore la folle compilation « Peru Bravo: Funk, Soul & Psych from Peru’s Radical Decade » signée Tiger’s Milk Records, ou comment découvrir la scène péruvienne de la fin des 60’s/début des 70’s.

Cet amour des compositions cosmiques c’est également ressenti sur les concerts que j’ai pu apprécier. Si je ne devais en garder qu’un, j’en garderais en fait deux. Les deux lors du Rock Werchter, au début juillet. Le premier est celui de Robert Plant et ses Sensationnal Space Shifters qui ont su m’emmener loin, très loin dans mon imaginaire grâce aux titres de « Lullaby and… The Ceaseless Roar » et, en même temps, très loin dans l’hystérie lorsque le légendaire chanteur piochait dans le répertoire du Zeppelin. La putain de classe.

L’autre est une vieille découverte devenue première partie de Black Sabbath aux Etats-Unis ce printemps. Reignwolf est le freshman le plus impressionnant que j’ai pu voir depuis longtemps. Intensité, talent, fougue, charisme sont quelques qualités qui ont su faire de son show à 13h30 une grosse claque dans la poire.

Résumé une année de musique est un exercice difficile, périlleux. Je pourrais encore vous citer bien cinq albums qui m’ont marqué et qui ont mérité leur place à demeure dans ma discothèque. Alors je place encore vite deux bonus à écouter au plus vite : « Heart Healing » de Volage et « If There’s a Hell Below » de Black Milk, en espérant qu’ils vous séduisent autant qu’ils m’ont séduit.

Thom

En fait il y a deux concert de l’année, qui s’opposent par la taille. Le premier, et si je ne devais en garder qu’un, ce serait celui-là, c’est le concert de Damon Albarn au Montreux Jazz Festival. Il s’est retrouvé devant un public plus que mou, mais ne s’est pas laissé démonter, et a débordé d’énergie pour faire bouger le public. Il a réussi à survolter l’Auditorium Stravinski, et a livré une prestation splendide.
Et de l’autre côté, on trouve un concert intimiste, celui de Chris Garneau au Nouveau Monde de Fribourg. Un salle d’à peine 100 personnes, un concert assis, un chanteur seul au piano. Un moment d’une rare intensité, hors du temps. Une expérience partagée par quelques curieux qui avaient fait le déplacement un dimanche, en fin d’après-midi.

En ce qui concerne mon moment musical, c’est l’interview de Franz Treichler dans le cadre du festival Les Georges. J’étais tellement intimidé de rencontrer ce grand Monsieur de la musique suisse, et j’ai découvert un type à l’aise, chaleureux, d’une humilité impressionnante. Le fondateur des Young Gods a quand même réussi à me dire qu’il avait le trac, parce que ses parents venaient le voir jouer le soi-même sur la Place Georges Python. Je crois que cela résume bien ce moment.

Patrick

Je me réjouis rarement des sorties d’album, mais là en voyant le nouveau Lagwagon approcherj’ai commencé à trembler. Je n’avais plus ressenti un tel moment depuis ma première écoute de « The War on Errorism » de NOFX en 2003. Dès les premières notes, impossible de bouger ou de faire quoique ce soit durant toute la durée de « Hang ». L’album n’a pas quitté mes oreilles depuis début octobre, c’est dire.

Yannick

Encore une fois l’année musicale a été intense et chargée, pour mon plus grand bonheur !

J’ai eu la chance d’assister à de nombreux concerts. Je me rappellerai des rugissements de Robert Plant au milieu de la campagne flamande, des guitars artisanales de Seasick Steve sur la plaine de l’Asse, des prestations riches en testostérones d’Offspring sur les rives du Lac de Neuchâtel ou de Bad Religion aux Docks.

S’il y avait qu’un album à garder en 2014, j’en garderai deux. Ben ouais, ta gueule. « Royal Blood » d’une part pour sa puissance, sa brutalité et malgré tout le groove qui ressort des riffs proposés par Mike Kerr et d’autre part, « My Favorite Faded Fantasy » de Damien Rice, une merveille de fragilité.

Glenn

Cette année 2014 n’était pas pour moi la plus fructueuse au niveau musicale. Ayant pris très peu de temps à aller voir des concerts live, mon meilleur moment reste le concert de The Prodigy au Paléo, tout devant en sueur et dans la boue. Sur le plan album, le meilleur de cette année est « Blasphemy » de Ras Kass & Apollo Brown, un cuvée hip-hop de haut vol. Cela dit le dernier Damien Rice a été un très beau cadeau en cette fin d’année.

Alexandre

C’était au Montreux Jazz Festival 2014. Il y avait une voix qui envoutait le jazz club. Elle venait des profondeurs. Elle n’était ni forte ni silencieuse. Un timbre exceptionnel dont la moindre parole vous donne les frissons. De ces moments qui sont inoubliables. De ces instants où la musique devient une magie. Je fus happé dans l’univers musical de Benjamin Clementine. J’y suis encore. J’espère revivre un tel concert dans les prochaines années. Mais j’en doute. Quant à mon meilleur album, sans aucun doute « My Favorite Faded Fantasy  » de Damien Rice.

Claire

Fidèles amis du Pully-Québec Festival, j’ai enfin pu cette année découvrir les Cowboys Fringants en live. Un concert plein de bonne humeur, à la hauteur de mes espérances !

Le nouvel album de Angus et Julia stone intitulé « Angus & Julia Stone » est définitivement mon meilleur choix de cette année.

Laura

Les interviews au caribana festival de rootwords et ska-nerfs, mais surtout le fait de voir qu’ils ont apprécié le travail que j’ai fait… Ensuite, mon article sur mes mamies.. C’était pas facile, mais j’ai été vraiment surprise du nombre de personnes qui ont aimé ça.. Et puis il y a vous… Je trouve que vous êtes une super équipe et je suis super contente d’en faire partie et que vous m’ayez accepté comme je suis.

Raffaele

Mon moment musical de l’année : l’interview de Chinese Man ! C’était ma première interview pour LMDS. Chinese Man, c’est un groupe qui figure dans mon top personnel musical, tous genres confondus. J’adore leurs samples, leur sonorités hip hop, trip hop et les remixs de vieux morceaux populaires. Pouvoir les rencontrer, c’était un privilège mais aussi beaucoup de pression. Finalement, ils sont très abordables et j’avais presque l’impression de discuter avec une bande de potes. Le show qui a suivi, à Lausanne, était tout bonnement magnifique.

Mon concert de l’année : Gesaffelstein au Paléo. Quelle claque les amis, mais quelle claque ! Dommage que cela ait duré si peu (1h15 sauf erreur). Avec son électro french touch, Gesaffelstein m’a embarqué de force dans son monde, et dans rien comprendre je me suis mis à danser, danser. Idem pour ma copine, qui pourtant n’est pas une grande fan d’électro. Un concert de Gesaffelstein, c’est un viol de votre système auditif ô combien jouissif. Quelque chose de pulsionnel, de primitif que l’on retrouve rarement. Le concert fini, j’ai stagné sur place 10 bonnes minutes avant de m’en remettre.

Jorris

Dur de vivre en 2014 quand on écoute de la musique d’il y a 50 ans. Mais bon, soit, c’est un challenge comme un autre. Du coup, quand vient l’occasion de voir Robert Plant au Montreux Jazz, cela ne peut qu’être l’un des moments les plus marquants de mon année 2014. Quel concert ! Quelle force ! Extraordinaire.

Quant à mon album de cette année ? Vous auriez pu le découvrir dans la chronique cachée de novembre puisque j’aurais dû vous parler de « The Endless River » de Pink Floyd. L’extase. La douceur. L’amitié. La beauté. Le tout retrouvé en quelques notes, si simples, si belles. Un album qui renforce encore plus la légende de ce groupe et qui tacle l’industrie et le star system.

Steve

Steve n’a malheureusement pas eu le temps de vous écrire un petit mot. Mais il n’en pense pas moi. MUHAHAHA

Jorris
Personne ne sait véritablement ce que je fais dans cette rédaction à part râler sur Yannick. Sinon, j'attends le comeback d'Elvis Presley.
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