Un dimanche à Festi’Neuch

PatrickPar Patrick  •  18 Juin 2018 à 16:50  •  Festivals, Interviews  •   47 views

Il y a une chose magnifique dans un au revoir, c’est que, forcément, nous allons nous revoir. Ne parlons pas de l’(e)au, car cela n’existe que très peu dans le cadre d’un festival.

Et cet au revoir a été magnifique. Souvent cantonné à un simple jour de remplissage pour les afficionados de musique, ce dimanche 2018 de Festi’Neuch n’a pas été le recyclage de vieilles gloires habituels mais un feu d’artifice final. Soyons clair, ces cinq dernières années, je venais faire acte de présence lors du dernier jour de festival. Boire une dernière bière avec les copains, manger un ultime moite-moite, faire des becs pour remercier le staff qui nous accueille et souhaiter un bon été à tout le monde.

Peut-être est-ce l’effet Coupe du monde et surtout une rencontre Brésil-Suisse électrique, mais il y avait plus que cela. Pour une fois, la musique n’a pas été un simple bruit de fond alors que nous terminions une bouteille de blanc en refaisant le monde. Si le soleil n’était pas présent dans le ciel, il l’a été sur scène. Calypso Rose a fait danser petits et grands en début de journée, Angélique Kidjo a repris le flambeau, Morcheeba a fait planer la foule et la Compagnie Créole a terminé le travail grâce à ses tubes.

C’est un signe que nous parlions de musique même pour évoquer le dimanche. Festi’Neuch va bien, les spectateurs locaux et du reste de la Suisse répondent présents. Il n’y a pas eu une journée sans que nous ayons cette impression de foule. Quatre jours avec quelques fausses notes, mais sans faux-pas. Il y a tout pour se sentir bien au bord du lac.

Antonin Rousseau, le big boss, a promis une grosse cuvée pour 2020 et les 20 ans du festival. Sera-ce en termes de transformation ou simplement d’une affiche artistique exceptionnelle? Nous n’en saurons pas plus pour le moment. Mais une demande de notre petite rédaction: Antonin, ne dénature pas ce que tu as créé. Ces dernières années ont montré une montée en puissance de Festi’Neuch pour arriver à un week-end proche de la perfection et un savant équilibre entre la justesse musicale et une animation pour tout un chacun. Un esprit familial qui se doit de perdurer malgré les obligations d’un marché toujours plus concurrentielle.

Alors que la bulle des festivals risque bientôt d’éclater, Festi’Neuch tient le bon bout grâce à une identité que l’on ne retrouve pas ailleurs. Maintenant que les bases sont bien intégrées, il est temps de garder sa simplicité. Certains rapperaient ceci bien mieux que moi, mais au final, on s’en moque. Hier soir c’était la Compagnie Créole, c’était le plus beau des au revoir et, surtout, pouvoir se dire: à l’année prochaine.

 

Festi’Neuch

Neuchâtel

14-17 juin
 
Auteur:
Patrick

Un jour je chasserai la marmotte. En attendant j’écris bénévolement des articles sur des groupes obscurs pour me payer l’attirail nécessaire afin de réaliser mon rêve. La vie, c’est pas facile.

Dans le même genre...

La 5e édition du festival fribourgeois est la meilleure à ce jour.

Parfois, on s'attend à ce qu'un article nous apprenne de nouvelles choses, nous éclaire sur une...

Une alternative intimiste à un Montreux Jazz gargantuesque