Troisième jour en Bretagne

YannickPar Yannick  •  21 Juil 2013 à 13:00  •  Live  •   22 views

Ce qui frappe lorsque l’on se rend sur le site des Vieilles Charrues, c’est la forte identité locale de la manifestation. Nous sommes en Bretagne, impossible de l’ignorer.

drapeauLe drapeau breton, présent dans à peu près tous les festivals français, est affiché un peu partout ; dans les stands, sur les régies, brandi par les festivaliers. Ces derniers arborent également en grand nombre un casque à cornes, héritage de leurs origines gauloises. La majorité des inscriptions officielles sont également traduites en breton. Au milieu du site, un énorme panneau vous souhaite la bienvenue ou Degemer mat. Les crêpes sont vendues aux stands krampouezh, les bières aux tavarn. Une zone entière est d’ailleurs dédiée à la Bretagne. Sur place, cidre, bières bretonnes et musique traditionnelle. Tout un programme !

Mais l’important est que cette fierté ne vire ni au cliché, ni au chauvinisme, ni au nationalisme. Non, juste des gens, fiers de leurs origines et de leur patrimoine.

Féfé, fo fo, lie lie !

img_5360« Public de Carhaix, retournez-vous ! » surgit soudainement une voix tandis que la chaleur nous brûle la nuque. Il est là, Féfé, au milieu de la plaine. Il rallie ensuite la scène tranquillement, saluant le public au passage. C’est ainsi que débute l’un des meilleurs concerts auxquels nous avons assisté jusqu’ici. En effet, le djeun’s récemment retraité nous offre une prestation de folie. Il nous fait danser, rigoler et plus encore. Il nous laisse pénétrer son monde musical et son cœur. Un peu à l’image de Pelle Almqvist, des Hives, c’est un showman mi-fosse mi-scène. Là encore, nous avons pu constater la qualité du public des Vieilles’.

Sans transition, le groupe de reggae allemand (si, si !) Gentleman & The Evolution entame son concert sur l’autre scène. La première chanson est  pas mal. Dommage qu’ils l’aient tournée en boucle tout le long… Nous en avons donc profité pour aller mater le concert de Jodie Banks, que nous avions interviewé jeudi. Un vrai bon concert pop-rock à l’anglaise.

Retour devant la grande scène où Asaf Avidan entonne les première notes de son concert. L’israélien évolue dans un monde à part. Ce genre d’artiste où « tu croches ou tu ne croche pas« . A priori, nous faisons partis de la seconde catégorie. Dans l’enchainement, Benjamin Biolay joue sur la deuxième scène. Il est alors 20h30, l’heure d’aller se chercher une crêpe.

Forever Young

NYSi beaucoup de monde s’était spécialement déplacé pour Rammstein jeudi, ils étaient encore plus à attendre le canadien. T-shirts de tournée, santiag’, chapeaux et rouflaquettes (pour les hommes… quoique). Neil Young est une légende de la musique, il nous l’a prouvé. Durant presque 2h30, il a dompté sa guitare tel le cheval fou qui l’accompagne sur scène. 2h30 de pur bonheur musical. Départ en trombe avec quelques-uns de ses titres les plus nerveux. Puis, retour à des sonorités plus acoustiques, guitare-harmonica. Son interprétation de ‘Heart Of Gold‘ est un de ces moments dont on voudrait que jamais il ne s’arrête. Frissons garantis. Un passage au piano puis retour aux guitares électriques pour un final épique. Merci Monsieur Young.

A peine l’émotion retombée, Hanni El Khatib débarque sur la scène d’en face. Le rockeur livre une belle prestation. Pas facile de jouer derrière Neil Young cependant. Finalement, The Roots conclut cette soirée mémorable. Un show détonnant et étonnant !

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