Tess Parks & Anton Newcombe – « I Declare Nothing »

OlivierPar Olivier  •  6 Juil 2015 à 16:37  •  Albums  •   11 views

Anton Newcombe, cerveau du Brian Jonestown Massacre, est en forme. Depuis l’an dernier, il a pris le temps de publier un nouvel album avec son groupe (« Revelation », 2014) et un projet plus personnel de bande-son de film imaginaire influencé par le cinéma de 60s-70s (« Musique de Film Imaginé », 2015). Suffisant ? Apparemment non puisqu’il est de retour, mais en duo et plus en retrait, cette fois.

Habitant le Vieux-Continent – Berlin plus précisément, depuis bientôt dix ans, Newcombe a fait la rencontre de Tess Parks dans sa ville d’adoption par l’intermédiaire du réputé manager Alan McGee. Tess Parks, c’est une jeune artiste canadienne émigrée à Londres depuis plusieurs années. Auteure de « Blood Hot », sympathique premier opus, à la fin 2013, elle a su taper dans l’oeil les oreilles du Californien grâce à sa voix envoûtante et ses chansons introverties.

L’envie d’une collaboration devient rapidement réalité et c’est d’un effort commun que « I Declare Nothing » prend forme. Parks s’occupe principalement des textes et pose les bases mélodiques, Newcombe polit l’ensemble et le fait briller. L’équipe marche bien, il faut dire que les deux êtres se ressemblent et se complètent à la perfection.

Côté musique, la touche de chaque individu s’entend facilement. La voix de la Canadienne est lancinante, éraillée et pourtant sensuelle. Elle accompagne avec aisance des compositions pour la plupart mid-tempo, traversées par la reconnaissable guitare acoustique entêtante du Californien, sa batterie tout en retenue et ses éclairs de guitare électrique qui planent en permanence.

Si l’on avait déjà pu entendre ‘Cocaine Cat‘ (ci-dessous) et ‘Mama‘ – parus l’an dernier sur un 7″ à l’occasion du Record Store Day, ‘German Tangerine‘, ‘Voyage de l’Âme‘ et ‘Friendlies‘ ressortent de cet album. Sans oublier la ballade blues ‘Melliorist‘, où les deux protagonistes se passent le micro.

Sans réinventer quoique ce soit, le duo nous séduit aisément grâce à une envolée pop psychédélique de dix titres à l’allure simple, mais qui possède de multiples subtilités, révélant l’excellente qualité du mélange entre la fougue de Tess Parks et l’expérience d’Anton Newcombe.

‘a’ Records – 2015

Olivier

Défenseur du rock’n’roll, expert en prix de l’essence, fanatique de la Sainte-Boisson et éternel admirateur de Yannik Paratte.

Dans le même genre...

Un album qui est surtout une belle découverte. Lisez, écoutez et vous comprendrez.

Comment rebondir quatre ans après un "... Like Clockwork" bien dark? Réponse avec cette chronique...

La sensualité enserre la musique de Warhaus d'une étreinte à la fois ferme et délicate.