La Superette, ou la perle électro romande

MalvinPar Malvin  •  30 Nov 2015 à 15:21  •  Live  •   1 view

Dernier week-end de novembre, c’était vers la Case-à-Chocs de Neuchâtel que les oreilles électrophiles étaient tournées. Une fabuleuse poignée de DJs autant locaux qu’internationaux, des conférences, des films et du picon, le tout baignant dans la meilleure ambiance qui soit. Encore cette année, je tire mon chapeau à La Superette.

Pourquoi donc cet incroyable attachement à ce lieu mythique de Neuchâtel ? On connaît pourtant bien Electron, prenant part notamment à l’Usine de Genève, ou bien encore Electrosanne, qui maintenant a tiré sa révérence. Toute ville romande finit par avoir sa spécialité en terme de festival électro, mais à La Superette, une aura particulière y règne. L’énergie des lieux, les couleurs, la musique, les gens, un tout quintessentiel nécessaire à l’âme d’un festival. Est-ce là tout ?

Un évènement à taille humaine. Voilà l’ingrédient irrémédiablement magique. Nous le ressentons directement, même en tant que journaliste et buveur de cervoise, quand, d’un pas timide, nous nous immisçons dans l’organisation du festival. Les contacts et les amitiés font parler d’eux, et c’est avec joie et facilité qu’on rencontre les faiseurs des lieux. Les gens se connaissent, nous rentrons dans une célébration où les têtes nous sont familières, belles et souriantes. Tout le monde est là pour la même chose.

Des DJs à la pelle

C’est au travers de cette audace et des ambitions communes qu’une programmation de qualité voit également le jour. Enchaîner en plusieurs jours des lives monstrueux de DJs complètement perchés (de musique, certes), demande un choix méticuleux et précis. C’est ainsi qu’Acid Arab m’aura une nouvelle fois mis en transe aux confins du monde arabe, Kölsch et son soyeux chapeau dans son monde propre et ravageur et Clap ! Clap ! dans la sueur et les tropiques électroniques de son dernier album. Les deux gaillards d’Ockham se sont également très bien débrouillés pour chauffer une salle se remplissant, tout comme Superpoze, ayant vraisemblablement travaillé dans une agence de voyage interstellaire, et Funkineven, alliant du groove et des basses comme jamais.

Vous l’aurez compris, cette édition du festival mériterait encore maintes louanges. Les conférences, telles que celle sur les nuisances sonores, les films et le brunch électronique auront également réussi à rameuter une foule généreuse et friande. La permission des six heures du matin aura même permis aux plus coriaces de continuer l’after à la Coop Pronto. La Superette, montrée comme cela, a tout l’air d’un vrai festival à part entière, regroupant sous sa coupole différents arts mis en commun autour d’une thématique actuelle : la musique électronique. C’est un magnifique hommage rendu donc à celle-ci, n’omettant de loin pas le détail crucial qu’est la danse. Mes jambes en souffrent encore.

 
Auteur:
Malvin

Par une douce nuit de Printemps, je m’engouffrais dans une pénombre magnétique. De là retentissaient de faibles vibrations, profondes, vraies. Dès lors, je n’ai cessé de traquer l’essence de cette musique. La bête me menait de voyages en découvertes, au milieu d’une vibrante atmosphère aux aspects dub, électro, rock psychédélique…

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