La Superette Forever

MalvinPar Malvin  •  19 Fév 2015 à 13:11  •  Live  •   2 views

Les basses résonnent encore dans mes tympans. Pour ceux qui sont passés à côté, eut lieu durant le premier week-end de février, la version hivernale de la ô combien fameuse manifestation de musique électronique de Neuchâtel: La Superette.

Sauf que là, seule une soirée a été programmée pour nous faire chauffer nos pauvres articulations meurtries par ce froid à la con. C’est sous le thème de la jungle tropicale que nous avons accueilli, sans trop rouspéter, un panel incroyable. Une partie de la crème électrisée actuelle nous est passée sous le nez à une vitesse incroyablement enivrante. Car oui, le but de la soirée était avant tout de présenter un mandala à la sauce électro pour que la découverte soit de mise.

Une jungle dansante

Sous une projection de Vjing maitrisée, la soirée s’est vue agrémentée d’un trip-hop à la J-Dilla beatmaké par Chief, suivi d’une trap finement cousue par le neuchâtelois FlaxFab, jeune labellisé de ce premier et fraîchement spotté sur Couleur 3. Nous sommes ensuite tombés dans une pure sonorité tech house signée Para One. La cerise sur le gâteau a sans conteste été le duo local Psycho Weazel, qui a débuté et clôturé la soirée sous des applaudissements effrénés. Pas plus vieilles qu’un labrador octogénaire, rares sont les prestations deep house de cette qualité, où même le moindre zombie aurait trouvé la force de taper du pied. Faute de se l’arracher. Un grand bravo donc aux deux jeunes ambitieux qu’il ne faut en tout cas pas perdre de vue.

Une Case vibrante

Xaviere Sennac, programmatrice de la Case à Choc, se prête au jeu des questions-réponses et nous éclaire sur les réels fondements du concept de la Superette. Festival électronique né en 2005, il fut le projet de différents collectifs neuchâtelois voulant innover en matière de musique électronique dans le canton. Tout comme Electrosanne (Lausanne) ou Electron (Genève), il est devenu un passage incontournable à la scène suisse éphémère électro. Une distinction ? Une place importante pour le Vjing, et bien sûr le lieu incontournable qu’est l’ancienne brasserie Müller. Entièrement peinturlurée pour l’occasion de couleurs à l’ambition d’une vie alternative remplie de notes de musique.

Pourquoi donc cette envie de promouvoir le monde de l’électro ? « C’est un goût, énonce-t-elle simplement. Quand tu découvres quelque chose et que t’as envie de faire partager, tu n’hésites pas ! À cause de la drogue, la techno avait également une mauvaise image dans les années 90. Il faut changer ça en la faisant découvrir à un public plus large ! »

Quant aux appréhensions par rapport à ce concept de découverte, la programmatrice en fait certes allusion, mais n’est en aucun cas affectée par ce risque. « L’année dernière, le vendredi a moins bien marché, car nous avions programmé des sons anglais, alors que les gens aiment la techno allemande. C’est notre challenge, et les surprises sont toujours possibles ! »

Maintenant, le mieux que je peux faire en tant que journaliste est de vous conseiller la 11ème édition du vrai festival qui aura lieu les 26, 27, 28 novembre de cette année. Bière à la main et l’oreille aux aguets, je vous attends de pied ferme dans ce lieu qui mérite toute l’attention des amateurs de nouvelles musiques et fortes vibrations sonores.

Malvin

Par une douce nuit de Printemps, je m’engouffrais dans une pénombre magnétique. De là retentissaient de faibles vibrations, profondes, vraies. Dès lors, je n’ai cessé de traquer l’essence de cette musique. La bête me menait de voyages en découvertes, au milieu d’une vibrante atmosphère aux aspects dub, électro, rock psychédélique…

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