Sulumi, perle rare de l’électro chinoise

RaffaelePar Raffaele  •  21 Sep 2015 à 17:00  •  Chine, Tour du Monde  •   11 views

Bienvenue dans le tout petit milieu de l’électro underground chinoise! Sulumi, producteur et DJ, incarne cette scène par le brio de ses compositions. Il crée une electronica ambiant intelligente prenant source dans la musique 8-bit des jeux vidéos old school.

Sulumi, Sun Dawei de son vrai nom, représente l’une des figures de proue de l’électro chinoise contemporaine. Le style reste encore très marginal dans ses déclinaisons underground, ces machines urbaines à laver le cerveau.

Les productions de Sulumi et de son label Shanshui opèrent justement dans ce créneau, à l’opposé des sonorités électroniques plus commerciales et très répandues en Chine. Ces dernières n’occupent pas nos centres d’intérêt ni ceux de Sulumi, loin s’en faut!

Dur d’être DJ en Chine

Naviguant entre la Chine et le Japon, Sulumi, malgré son statut d’icône, peine à vivre de son art. Sulumi décrit cette autre facette de son quotidien dans cette interview au webzine Brain en 2012 consacrée aux artistes de techno chinois.

Pour manger, régler ses factures et faire vivre son label, Sulumi doit partager son temps entre ses propres compositions et des mandats publicitaires ou pour des défilés de mode. Il investit tout ce qu’il peut de temps et d’argent dans sa passion, celle des musiques électroniques. Celle-ci a débuté en 2002.

Un Game Boy comme instrument

Dans cette autre interview à Noisey en 2014, Sulumi raconte avoir commencé à composer en 8-bit grâce au logiciel Nanoloop, armé d’une Game Boy. Il s’auto-initie alors à la création de Chiptune, musique inspirée par les bandes sonores des jeux vidéos des années 1980 et 1990.

Aujourd’hui, Sulumi conserve cette influence minimaliste qui égrène ses sons. Le dernier exemple en date s’intitule « Unconsciousness« , un album sortit en 2015 et produit à 500 exemplaires. Sulumi y distille une electronica ambiant fort bien construite, réfléchie et parfois dansante.

Sulumi privilégie ici un tempo assez lent, créant l’effet « qui masse », celui d’un bouillon de culture à basse fréquence. Pour offrir un élément de comparaison, le morceau ‘Senescence‘ ressemble assez à un ‘Church‘ de Mr Oizo. Vous voyez le calibre?

Raffaele

J’ai grandi dans les années 90, mes influences sont un vrai patchwork musical. J’apprécie selon l’humeur un gros beat electro, un flow hip hop ou l’effervescence d’un concert de rock. ‘Faut que ça groove !

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