The Tallest Man On Earth

ThomPar Thom  •  25 Nov 2013 à 20:00  •  Suède, Tour du Monde  •   37 views

Au bout de la jetée, les pieds dans l’eau du lac Siljan, un folkeux barbu gratouille sa guitare, rêveur, les yeux posés sur le soleil couchant. Voilà quelques mois qu’il compose des ballades folk sur lesquelles il dépose délicatement sa voix rocailleuse, comme taillée dans une pierre brute. Kristian Matsson aime raconter des histoires, comme son idole Bob Dylan, et il ne se doute pas que bientôt, il sera une figure respectée de la scène folk.

Bien qu’imaginaire, ce récit peut bien avoir pris place sur les bords de ce majestueux lac suédois, dans la petite bourgade de Leksand, d’où est originaire celui que l’on connaît mieux sous le pseudonyme The Tallest Man On Earth. Compositeur précoce, il sort son premier EP à l’âge de 23 ans ; celui-ci porte simplement son nom de scène.

httpv://www.youtube.com/watch?v=Wq–g0itCEg

Très vite, l’album « Shallow Grave » voit le jour. Pitchfork lui attribue une note de 8.3/10, rien que ça ! Matsson n’a alors que 25 ans. Le monde du folk est en émois. Aurait-on trouvé le digne successeur du grand Dylan ? Le jeune chanteur ne l’affirme pas directement. Bien que très influencé par le clochard céleste, il parle aussi de ses racines folks qui remontent jusqu’à Woody Guthrie, au cœur de la musique américaine de la première moitié du 20e siècle.

Ces mêmes racines le poussent à tenter de reproduire encore et toujours le style de ses modèles, en y apposant sa touche personnelle, son peu de Suède. En 2010, il publie son deuxième opus : « The Wild Hunt« , dont la pochette montre une morne plaine, comme celle de Waterloo. D’ailleurs, les couvertures de ses albums montrent toujours des images naturelles, calmes et belles.

httpv://www.youtube.com/watch?v=mFKTvybgpsA

Son style

The Tallest Man On Earth présente un son brut, enregistrant sa voix et la guitare sur la même piste, ne pouvant ainsi les retravailler séparément. Sa voix, ressemblant de manière troublante à celle de Dylan, conte des histoires sans se soucier de la justesse. Son jeu en accords ouverts permet également des harmonies évocatrices qui apportent à sa musique une touche d’ouverture. Puis les racines folks font que le tout sonne furieusement américain.

Puis il y a cette gueule d’ange, ces cheveux négligemment coiffés, et une présence scénique incroyable. Lors de son dernier passage à la Kilbi, il avait simplement remplit la scène de sa simple présence, livrant un concert à fleur de peau et très émouvant. Bref, Kristian Matsson est un artiste complet, et qu’il faut suivre de très prêt.

Un magnifique cadeau fait par la Suède.

httpv://www.youtube.com/watch?v=40aqF7OvQfs

Thom

En 210 caractères, on peut dire de moi que j’aime: mettre du Maggi sur mon pain et les bande-annonces au cinéma. Je n’aime pas me raser et la peau sur le lait. Par contre, pas la place pour parler de musique.

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