Still Corners – « Slow Air »

AlexPar Alex  •  22 Oct 2018 à 14:00  •  Albums  •   90 views

Rpenser à la première chronique que j’ai écrit, et ce en parlant du nouvel album de Still Corners. Son nom ? Air lent. Il aurait encore pu être traduit plus maladroitement par mes soins en mélodies aériennes. Ce serait peut-être plus exact à en croire l’univers musical qui s’y dévoile.

Des coups de guitares isolés, la voix éthérée par dessus les mélodies, la batterie rythmant discrètement les morceaux à côté des synthétiseurs qui les embaument avec leurs aigus au milieu des vagues de sons. Une phrase, certes, à rallonge, je le concède, mais cette phrase résument le mieux les compositions de « Slow Air ».

Il y a ceci de merveilleux dans la musique de Still Corners qu’elle suspend le temps. Qu’elle pousse à la rêverie. Comme le bruit de la pluie battante en ouverture de ‘The Message’ et qui, immédiatement, plonge l’auditeur malgré lui dans un certain mood. Oui, je fais des anglicismes, comme ça je crois que je suis moderne et jeune. Parenthèse fermée, revenons à l’album. L’instrumental ‘Welcome to Slow Air’ arrive à un moment où ce que je connaissais de Still Corners, l’aérien donc, glisse délicatement dans quelque chose de plus énergique et plus travaillé. Des bruitages et des percussions évoquent soudain la jungle et réveille l’imagination durant près de six minutes.

La superposition des vocalises de Tessa Murray dans ‘Black Lagoon’ confirme le changement d’atmosphère. La batterie et la réverbération à la fois lumineuse et électronique des guitares ajoute encore un élément nouveau à la musique du duo britannique. Un écho interminable d’émotions qui s’affrontent avant de se rejoindre successivement. L’évocation d’une île, l’envie d’y aller, d’entendre le bruit régulier des vagues et d’y rester sans vouloir en repartir.

C’est tout ça Still Corners. Des territoires qui apparaissent dans la tête de ceux qui se laissent embarquer dans la croisière musicale, sans les effets néfastes des trop gros navires, juste avec la légèreté d’être bercé paisiblement. Aussi des détails, comme dans le fantastique ‘Whisper’ et les cordes que Greg Hughes pincent, isolent et qui font toute la différence. Un air marin, donc. Une stimulation bienvenue de l’imaginaire qui, le temps de dix morceaux, nous embarque dans un navire mental sans destination claire, seulement avec la sensation rassurante d’y aller.

 

« Slow Air »

Still Corners

17 août 2018
 
Auteur:
Alex

De Brel à Fink en passant par Louis Armstrong et Sigur Ros, voilà ceux qui me marquent et touchent. La musique doit être un voyage, un envol et un rêve. Réveiller l’âme. Veiller l’être. Dévoiler le cœur.

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