Us & Sparkles : «On n’aime pas les gens de Lausanne.»

RaffaelePar Raffaele  •  28 Nov 2015 à 08:00  •  Interviews  •   4 views

Neuchâtel, vendredi soir, 19h. Ce soir, c’est la Superette. La Case-à-Chocs est en effervescence à quelques heures de l’ouverture des portes. C’est le moment où arrivent les deux gus d’Us & Sparkles, Roland et Phillip. À la bourre, défoncés, hilares et franchement sympa. Interview.

LMDS : Votre duo existe depuis 2014, c’est assez récent. Comment avez-vous formé le projet Us & Sparkles ?

Phillip : Je créais déjà des sons, mais les productions étaient vraiment de la grosse merde et sonnaient dégueulasse. Mon ami Roland avait un live de drum’n’bass dans lequel je me suis mis à rapper en tant que MC comme un guru gangsta. J’avais un bon flow. À côté de ça, Roland a un studio et je souhaitais vraiment y enregistrer un album original. Ce studio a une odeur de bois et une bonne atmosphère. Notre projet s’est alors développé, avec une belle synergie, mais Roland reste le guru mastermind. C’est un pro des synthétiseurs.

Votre musique est assez chill. Avez-vous touché à d’autres styles avant de faire du downtempo ?

Roland : J’ai démarré dans un groupe de punk à la guitare, comme beaucoup de gens. Je me suis mis aux claviers ensuite, je les utilisais frénétiquement, avant de partir sur de la drum’n’bass. Phillip vient davantage du hip-hop. Ce type de musique – le downtempo, nous avons commencé à le faire ensemble selon les vibes que nous imaginions pour ce projet. Nous sommes passés par beaucoup de styles avant d’en arriver là, avec le temps.

Vous allez ouvrir la soirée du vendredi avec un live. Comment l’avez-vous préparé ?

Nous avons samplé nos morceaux afin de produire quelque chose qui puisse être remixé, l’idée étant de pouvoir interagir avec les différents éléments existants.

Est-ce que vous ressentez de l’appréhension avant de venir sur scène ?

Oui, mais avec la cocaïne ça va mieux. En fait nous sommes à l’opposé des autres gens. Une fois, nous avons dit à notre agent qu’on allait le jeter par la fenêtre. Le public a besoin d’entendre la somme de ce que nous jouons. Ce soir, c’est la première de notre dernière production et nous sommes prêts.

Vous venez de Zurich, comment est la scène downtempo dans cette ville ?

Roland : On ne sait pas et on s’en fout, ce n’est pas important. Zurich n’est pas une ville inspirante. En fait, je pense que je pourrais vivre n’importe où, je ne me sens pas spécialement inspiré par un lieu. À la base, je suis un nerd, j’aime la technique, les ordinateurs et les jeux vidéo. Produire de la musique n’est pas si différent que de passer du temps derrière son PC.

Quelque chose à ajouter ?

Roland : On est heureux de jouer à Neuchâtel et pas à Lausanne. On n’aime pas les gens de Lausanne, à cause du coloc de Phillip qui vient de là-bas. Tiens, tu peux le mettre en titre ça !

Phillip : En parlant de chez moi, Roland y est interdit de séjour depuis qu’il s’est pointé une fois à 4 heures du matin parce qu’il avait envie de boire des bières.

 
Auteur:
Raffaele

J’ai grandi dans les années 90, mes influences sont un vrai patchwork musical. J’apprécie selon l’humeur un gros beat electro, un flow hip hop ou l’effervescence d’un concert de rock. ‘Faut que ça groove !

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