Sacha Ruffieux ou celui qui aimait la musique

LauraPar Laura  •  1 Oct 2015 à 18:00  •  Magazines  •   22 views

Son histoire est simple, faite de coïncidences, de rencontres. Pourtant, s’il est un homme comme un autre, il y a bien une chose que Sacha Ruffieux fait à la perfection : il aime la musique.

Photo: Stemutz

Sacha Ruffieux, c’est tout d’abord un passionné de guitare électrique, un « monomaniaque » de la gratte qui a préféré troquer son accordéon et les cours au conservatoire pour être autodidacte à 100%. C’est avec ses mauvaises habitudes et ses piles de disques qu’il initie cette histoire d’amour qu’il a aujourd’hui avec la musique. Sa passion pour le son, c’est un hasard, une coïncidence qui se sont accrochés à lui alors qu’il était stagiaire à Fri-Son ou ingénieur du son à Ebullition « sur un coup de bluff ».  Formation et expériences s’ensuivent pour découler gentiment sur la fondation en 2000 du studio de la Fonderie à Fribourg. Studio transformé cinq ans plus tard « en version 2.0 », avec l’aide de Florian Pittet et Pascal Hirt.

Celui qui produisait

Pour son métier de producteur, Sacha revendique son éclectisme parfois décrié par le milieu rock indé auquel il appartient : « Je n’ai pas le côté réac’ du rock. Il n’y a rien de plus réac’ qu’un rocker… à part un musicien de jazz manouche. Quand je dis que je joue avec Marc Aymon, certains me disent ‘’Ah ! Tu fais de la soupe maintenant ! ‘’ et je suis complètement en désaccord avec cette vision. Si un artiste à quelque chose d’intéressant musicalement à raconter, peu importe le style ». Une philosophie qui lui réussit : Primasch, Yellow Teeth, Gustav, Kassette, Stress font partie de ses projets, de ces artistes pour qui il a été fier de travailler ou de jouer, ces personnalités qui n’ont pas le « charisme d’une endive ».

Celui qui jouait

Le métier de musicien, il le considère à la façon américaine : le vrai travail, celui pour lequel tu te lève le matin : « Tu joues, tu as des concerts, tu fais ton taf comme si tu étais boulanger ». Pas de frontières, différents projets, ses aspirances personnelles… une image idyllique qui ne fait pas tellement partie de notre culture. Pourtant, elle fait rêver. Lui, ce rêve, il le concrétise: à bas les barrières, adieu les préjugés sur le musicien raté, Sacha Ruffieux décide, il y a peu, de se consacrer à son projet solo sous le sobriquet de « Sacha Love ». Direction la Nouvelle-Orléans où le rockeur retrouve les racines de sa musique de cœur, le blues. « Ce qui est beau dans le blues, c’est qu’avec peu, tu peux exprimer des milliers de choses : l’amour, la perte, la joie, etc. ». Dans son projet solo, Sacha nous raconte ses rencontres, principalement celles faites lors de son voyage sur la route du blues, ou ces personnages qu’il connaît de la Nouvelle-Orléans. D’ailleurs, c’est avec ces musiciens locaux qu’il a enregistré cet album.

A l’heure actuelle, le projet est toujours en cours. Sa plus grande pression ? « Terminer l’album. Je n’y arrive pas. Mais je suis content, car c’est la première fois que je fais un truc juste pour moi et que quand je réécoute les prises, je me dis : « C’est exactement ce que je voulais dire et comment je voulais le dire ! ».

C’est-il où qu’on peut le voir en tant que sideman?
16 octobre – Yellow Teeth – Le Bourg

Pour l’actualité et ceux qui attendent le premier album de Sacha Love, une seule adresse : sa page Facebook.

Laura

Si nous étions censés rester sur place, nous aurions des racines à la place de nos pieds.

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