Ruby the Hatchet – « Valley of the Snake »

OlivierPar Olivier  •  16 Mar 2015 à 13:35  •  Albums  •   150 views

Les amateurs de disques le savent, parfois, on se laisse attirer par le simple aspect visuel. Qui n’a jamais acheté un album parce que la pochette était réussie ? Un choix à l’aveugle, garantissant une surprise à la première écoute. Parfois, c’est bon. Parfois, ça l’est moins…

Il y a quelques jours, à Disc-à-Brac, elle était bonne. C’est en effet dans ce mythique lieu du vinyle romand que mes yeux se sont posés sur la couverture de « Valley of the Snake », deuxième album de Ruby the Hatchet. Un canyon se terminant par une cascade et un coucher de soleil chaud, laissant apparaître un cobra à la source du cours d’eau. Pas de doute, ça ne pouvait que me plaire.

Dès mon retour, mes oreilles ont approuvé le choix de mes yeux. Quinze secondes d’introduction à peine et me voici embarqué dans un ’Heavy Blanket’ (ci-dessous) stoner à souhait. Basse redondante, batterie frappée avec intention mais sans brusquerie, riff entêtant doublé à l’orgue et voix féminine envoûtante. Le quintet de Philadelphie laisse le temps à ses créations de révéler tout ce qu’elles possèdent, aucunes des six d’entre elles ne faisant moins de cinq minutes.

Si ’Vast Acid’ enchaîne avec la même intention stoner, la suite prend des tournures plus doom. L’oppression commence à se faire sentir avec ’Tomorrow Never Comes’ et ’The Unholy Behemoth’, sans jamais devenir expérimentalo-pénible néanmoins. Le groupe sait insuffler ce son chaud issu des 70’s à leurs chansons, offrant toujours un petit moment de headbanging à l’auditeur.

Demons’ malgré son air espiègle grâce à un riff nerveux en guise d’introduction, nous embarque dans ce qui est le point le plus sombre de l’album. La basse façon purée de pois, l’orgue sinistre, il n’y a bien que la guitare qui apporte de la lumière à l’édifice, survolant le tout avec une éclatante hargne.

Après quarante minutes, le disque se conclu sur la belle balade éponyme. Une épopée teintée de folk et à haute teneur psychédélique, où l’on se laisse guider par le dialogue entre guitares acoustiques et orgue, avant de partir plus haut, plus loin lorsque le tout s’emballe puis fini par exploser en un amas de distorsions.

Ruby the Hatchet, voici ma première belle surprise de 2015. « Valley of the Snake » est un véritable plaisir qui sait autant séduire les yeux que les oreilles.

Tee Pee Records – 2015

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