Rock Altitude Festival – 16 au 18 août 2012

YannickPar Yannick  •  21 Août 2012 à 09:33  •  Live  •   492 views

 

L’horlogère et bucolique cité du Locle s’est transformée l’espace d’un week-end en capitale du Rock. En effet, la 7ème édition du Rock Altitude Festival se tenait du 16 au 18 août à la Patinoire du Communal. Vu que l’affiche avait fière allure et que, pour une fois, la météo s’annonçait radieuse, on ne pouvait simplement pas manquer ça !

Ce sont les anglais Kill It Kid qui ont les premiers fait vibrer les copeaux qui recouvraient le sol de l’habituelle patinoire. Le quatuor britannique présente un blues-rock brut et épuré qui oscille entre garage rock et grunge. Une musique sublimée par la voix de Chris Turpin qui rappelle, par moment, celle de Johnny Cash (rien que ça !). Un groupe dont vous n’avez certainement pas fini d’entendre parler.

Alors que certains préfèrent profiter des derniers rayons de soleil allongés dans l’herbe, nous, on enchaine directement avec le concert de The Shit sur la Tent Stage. Une grosse dose d’énergie et des riffs accrocheurs qui laisse conclure que le groupe neuchâtelois n’a finalement de merdique que le nom ! Un bon moment.

22h30, plus question de trainer puisque c’est Nada Surf qui arrive sur la grande scène. Les new-yorkais, qui célèbrent cette année leurs 20 ans de carrière, livrent une prestation solide, quoiqu’un peu pâle en comparaison des deux groupes susmentionnés. C’est uniquement lors du rappel et de l’interprétation successive de Always Love et Blankest Year que l’ambiance décolle réellement. Un peu dommage tout de même. A noté la déception de tous les nostalgiques des nineties‘ puisque le groupe a décidé de ne pas jouer l’incontournable titre Popular. Tant pis !

La soirée du vendredi soir s’annonçait forte en décibel, elle l’a été. Six Months Of Suns, The Mongoloids, Take Offense, Coilguns et Kehlvin se relaient successivement pour faire pogoter brutalement la foule présente. On en vient même à se demander si les structures du Festival tiendront le choc. Surtout que l’ambiance passe encore un palier supplémentaire grâce à la prestation de Lofofora. Les français ne faillent pas à leur réputation et mettent le feu à la horde de fans qui se massent devant la grande scène. Ils haranguent sans relâche la foule, « organisant » même des circle pits. Mais ils ne se contentent pas que de ça. Le groupe enchaine les morceaux avec allant et envie dans leur style punk-hardcore qu’ils maitrisent à la perfection.

A peine le temps d’aller rechercher une bière que les mecs de Napalm Death font déjà rugir les amplis. Il s’en suit pratiquement une heure et demie de folie furieuse où la puissance des guitares n’a d’égal que le martèlement des peaux de batterie. Du grindcore brutal et dévastateur exécuté à la perfection par les maîtres du genre. Un concert à vous refiler une symphonie d’acouphène pour les deux semaines à venir. Ça tombe bien, ça ne nous dérange pas.

La suite du programme ? Agnostic Front, ni plus ni moins ! Fondateurs du punk-hardcore, les new-yorkais n’ont rien perdu de leur entrain et ce, après plus de trente-deux ans à écumer les scènes du monde entier. Les chansons courtes aux mélodies ultras rapides s’enchainent à un rythme de folie ne laissant que peu de temps aux fans adeptes de mosh pit pour reprendre leur souffle. Intense !

Le samedi commence sur les chapeaux de roues avec The Clive (dont nous vous avions parlez ici). Belle prestation des cinq jeunes hommes qui ont semblé très à l’aise sur la grande scène Locloise. Petit détour par le bar et on enchaine avec Carrousel. Le groupe franco-suisse, né de la rencontre fortuite de Sophie Burande et Léonard Gogniat, distille un folk-rock très plaisant dont les mélodies résonnent longtemps dans la tête. Le mélange de voix des deux chanteur/ses ajoute un côté fort sympathique.

Suite à quoi C. Gibbs prend le relai. Sorte de melting-pot musicale, le groupe oscille entre folk-rock, blues et americana. Une belle découverte. Au tour ensuite de Martina Topley-Bird d’investir la grande scène. Accompagnée de son batteur-guitariste-ninja, la chanteuse britannique ne laisse planer aucun doute sur le pourquoi de ses collaborations prestigieuses (Gorillaz, Massive Attack, ). Voix prodigieuse, judicieusement accompagnée d’une musique électro-soul quoiqu’un brin trainant.

Arrive ensuite le moment qui justifie la présence au Locle de nombreux festivaliers en ce samedi 18 août, Mogwai. Prestation 100% instrumentale pour un résultat 120% génial ! De part leurs mélodies puissantes et voluptueuses à la fois, les écossais nous ont offert véritable régale musicale. Last but not least, du moins sur la grande scène, The Qemists, mariage réussi de l’électro et de la Drum & Bass. Une façon plus qu’idéal, pour nous, de conclure ce festival fort en émotions.

Trois soirs de fête dans un décor un peu à part, allant des grosses pointures en belles découvertes, cette 7ème édition du Rock Altitude était de très bonne cuvée. Et nous ne sommes pas les seules à le penser puisque le festival a accueilli près de 5’000 festivaliers, un record !

La prochaine édition aura lieu du 15 au 17 août 2013. On a déjà hâte !

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