Pully-Lavaux à L’heure du Québec – 07 juin 2012

YannickPar Yannick  •  11 Juin 2012 à 16:11  •  Live  •   3 views

Le Festival Pully-Lavaux à l’heure du Québec se tenait du premier au neuf juin. Crée en 1996, la manifestation bisannuelle met en vedettes des artistes originaires, comme son nom l’indique, des contrées francophones d’Amérique du Nord.

Pour sa neuvième édition, le festival pouvait une nouvelle fois se targuer d’une programmation riche et variée avec pour têtes d’affiches, entre autres, Isabelle Boulay, Richard Desjardins, Robert Charlebois ou encore les Cowboys Fringants.

Comme mon calendrier, chargé, m’obligeait à faire un choix, et que je suis un fan convaincu, ce sont de ces derniers dont j’ai choisi de vous parler.

Les Cowboys Fringants se sont formés il y a maintenant 17 ans à Repentigny, à l’est de Montréal.  Le style est folk, joyeux et festif, proche de la musique traditionnelle québécoise. La construction des chansons est relativement simple. J-F Pauzé joue énergiquement quelques accords à la guitare,  Marie-Annick Lépine s’occupe quant à elle de la mélodie. La brillante musicienne maitrise aussi bien le violon, l’accordéon que la mandoline. Un régale. Le tout est soutenu par une basse et une batterie et accompagné de la voix virile et puissante de Karl Tremblay. Le groupe se démarque surtout par ses textes engagés, condamnant la pauvreté (‘Joyeux Calvaire), la surconsommation des ressources naturelles (‘Histoire de Pêche‘) et les ingérences de la politique québécoise (En Berne). Pour faire passer leurs messages, les Cowboys recourent souvent à l’humour et à la poésie, au travers de personnages fictifs. Les sympathiques québécois prônent un style de vie simple dont le seul but est de vivre heureux et entouré des gens qu’on aime. Comment les contredire ?

Le concert étant programmé à 20h, j’arrive à l’Octogone de Pully aux alentours de 19h. Tranquille. Plusieurs stands de boissons et de nourriture se dressent ici et là. Plus loin, Lisa Leblanc chante déjà sur la scène du pavillon acadien. Avant d’y faire un tour, je me rends dans le hall de l’Octogone. Karl Tremblay (chanteur) et Jérôme Dupras (bassiste) répondent aux questions de Valérie Ogier dans le cadre de l’émission Le magazine du festival sur Option Musique (émission disponible ici).
Une fois l’interview terminée, les deux compères se prêtent au jeu des photos souvenirs pour le plus grand plaisir des fans présents. Ils se retirent ensuite définitivement vers leur loge. Le temps pour eux de se préparer, le temps pour moi d’aller me chercher une poutine et de profiter un peu de la sympathique partie off du festival.

Le groupe, fidèle à ses idéaux contestataires, arrive sur scène arborant le carré rouge, signe de soutien à la grève étudiante qui sévit actuellement à Montréal. Le groupe offre une prestation pleine d’énergie et de passion. Karl invite tout d’abord la foule à venir manifester (évidemment) puis s’emporte dans de grands discours en prélude de ‘En Berne. Une chanson qui, dix ans après son écriture, colle drôlement bien à l’actualité. Le concert dure plus de deux heures. L’ambiance est détendue aussi bien sur scène que dans le public. Les musiciens sautent, dansent, s’échangent leurs instruments à tout bout de champs, même au beau milieu des chansons ! Le show se termine en apothéose avec la chanson ‘Tant Qu’On Aura De L’Amour‘ durant laquelle le groupe invite des spectateurs à monter sur scène chanter à ses côtés. La classe.

Tout le monde est là pour passer un bon moment, pour avoir du fun. Et ce fut le cas.

Merci de m’avoir lu.

Yannick

Une semaine est composée de sept jours, une guitare possède six cordes et la main humaine compte cinq doigts. Bizarre, non ?

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