Psycho Weazel: « On est plutôt comme des cuisiniers »

JorrisPar Jorris  •  13 Juin 2015 à 11:59  •  Live  •   5 views

Ils ont beau être jeunes, cela fait un moment que Léo et Ivo se connaissent et se produisent ensemble. Leur projet ? Psycho Weazel, un groupe électro particulier qui mélange  de la deep house, de la techno et de la deep dance.

A peine débutée, cette rencontre prend une tournure catastrophique. Un coca tombe, le sofa se tâche, Ivo est mouillé. L’atmosphère est heureusement très détendue. Nous sommes en plein milieu de la salle de presse, les gens parlent forts, s’agitent et rient en coeur. En face de nous, Psycho Weazel, à nouveau sec, coca en main, est prêt à répondre à nos questions.

LMDS : Psycho Weazel, c’est quoi et ça a commencé comment ?

L : Ça fait 4 ans qu’on a commencé, on fait de la musique électronique

Vous faites de l’électro, et on se pose toujours la question des influences. Vous allez regardé du côté des autres productions électro ou ailleurs ?

L : Non, c’est bien d’aller voir de tout. La musique c’est un tout, c’est pas juste un genre.

I : On a surtout des influences du milieu tech, notamment par Keinemusik, le label berlinois, mais aussi de rythmes africains. On veut prendre quelque chose de pas du tout électro pour le rendre électro.

Vous vous positionnez comment dans le monde de la musique justement ? Dj ? Musiciens ?

L : On est plutôt comme des cuisiniers. On prend des ingrédients et on s’inspire de ça. On essaye de faire des plats salés (rire)

Vu que vous êtes du milieu tech, quel est votre regard sur la nouvelle scène électro ? Là par exemple, il y a Fatboy Slim ce soir, une sorte de dinosaure de l’électro et vous, vous êtes cette nouvelle génération. Comment vous voyez l’évolution de l’électro ?

L : Il y a un débat qui dit que la techno, ça fait 25 ans que c’est toujours la même. Je ne suis pas d’accord, il y a des classiques mais il y a une évolution. Et par rapport à cette nouvelle scène, je ne crois pas que ce soit quelque chose de mal si ça ne part pas dans l’excès. Tout le monde peut tenter sa chance. On fait partie de cette génération.

Et du coup, d’être à Festi’Neuch, ça vous fait quoi ?

I : C’est surtout une grande surprise. On va faire un set avec que nos productions, sur 45mn. On a bossé spécialement certaines tracks pour le festival

C’est différent de jouer en salle qu’en festival , comment on aborde ça ?

L : C’est différent ouais. Quand on est booké dans des endroits comme la Case à Choc, c’est souvent des soirées un peu pointues. Les gens vont là-bas pour écouter ce genre de musique. Ici, à Festi’Neuch, il y a de tout, c’est familial. On veut pouvoir toucher tout le monde ce soir, faire plaisir à un maximum de personnes tout en gardant notre ligne à nous, faire notre truc.

C’est votre première expérience en festival ?

I : C’est notre première grande scène. On avait fait les afternatives et la Marée l’année passée. On avait fait un petit set pour la Coupe du Monde.

Ce soir, c’est un peu la consécration du coup

I : Oui, plus de réjouissances que de stress. Il y a un petit coup de pression mais ça ira. Les gens vont venir parce qu’on est là, et on veut attraper un peu les curieux qui nous connaissent pas.

Sinon, pour notre dernière question, si je vous dit « Le moite-moite », ça vous fait penser à quoi?

I : Ça me fait penser à mes mains, parce que j’ai toujours les mains moites (rires)

L : A la fondue moitié-moitié

 Perdu! Il faudra aller faire le tour des stands pour trouver la bonne réponse.

Jorris

Personne ne sait véritablement ce que je fais dans cette rédaction à part râler sur Yannick. Sinon, j’attends le comeback d’Elvis Presley.

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