Promised Land Sound, la relève du folk psychédélique

StevePar Steve  •  8 Déc 2015 à 12:30  •  Live  •   2 views

Le Son de la Terre Promise vient de Nashville, Tennessee. Le jeune quatuor s’est nommé ainsi en hommage à Chuck Berry, mais c’est bel et bien le folk-rock des années ’60 qui coule dans leurs veines.   

Se pointer au studio avec une dizaine de minutes de matériel, convaincre le producteur d’appuyer sur Play, puis sortir un 45-tour. A l’ère des blogs et des réseaux sociaux, la démarche semble désuète, venue d’un autre temps. Et pourtant, c’est bien ce qu’il s’est passé lorsque les gaillards de Promised Land Sound ont toqué à la porte du label de Jack White. C’était en 2013: un single à deux faces sortait alors des presses de Third Man Records.

Aujourd’hui, ils ont deux albums à leur nom, signés chez Paradise of Bachelors, maison de disque de Steve Gunn. Ce dernier s’est rejoint au groupe sur le morceau instrumental, ironiquement titré ‘Dialogue’. Le nom de Steve Gunn ne vous dit rien ? C’était l’un des musiciens des Violators du génial Kurt Vile, avec qui il vient d’ailleurs de sortir un album en duo.

Harmonies et psychédélisme

Mais revenons à nos moutons: Promised Land Sound, c’est Joe Scala à la basse, son frère Evan à la batterie, Sean Thompson et Peter Stringer-Hye à la guitare. Tous chantent dans le groupe, mais Joe et Peter sont les vocalistes principaux. C’est d’ailleurs un élément qui les caractérise, pas toujours pour le meilleur. Le partage des voix est en effet moins efficace pour forger l’identité d’un groupe. On n’est pas tous Crosby, Stills and Nash…

Après un premier opus assez classique, Promised Land Sound se fait définitivement remarquer sur le plus complexe « For Use and Delight », cité parmi les 50 meilleurs de l’année selon MOJO Magazine. C’est avant tout dans son travail instrumental que réside la force de l’album. Le quatuor enrobe la musique folk de sonorités psychédéliques. Les introductions, les breaks et surtout les outros sont sublimes. Les guitares s’électrisent, se parent d’écho et de wah wah. Elles ont surtout le mérite d’ajouter une dose d’audace aux traditionnels couplets/refrains folk.

Au final, Promised Land Sound n’a pas inventé grand chose, ravivant le son de Buffalo Springfield, The Byrds ou encore The Band, mais leurs compositions sont délicates et honnêtes. Elles vont surtout au-delà de simples ballades folk. En témoignent les sonorités aériennes et le final grandiose de  ‘She Takes Me There’ (en haut).

 
Auteur:
Steve

Depuis que j’suis gosse, je suis fan de rock. Toutes les époques, tous les sous-genres mais surtout lorsqu’il « vient de là, il vient du blues ! ». Nom de dieu, je viens de citer du Johnny ?! Shame on me.

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