Papa Mali: à la découverte du blues psychédélique

LauraPar Laura  •  7 Déc 2015 à 13:00  •  Découvertes  •   7 views

Dans la catégorie psychédélique et hypnotic groove, je demande Papa Mali. Né Malcolm Helm Welbourne ce musicien basé dans la Nouvelle-Orléans a longtemps été le musicien d’autres musiciens. Aujourd’hui,  Papa Mali se révèle être un véritable vaudou du blues.

Son métier, Malcolm l’a appris sur la route. Âgé alors de 17 ans, il emprunte quelques albums ici et là, écoute les conseils des spécialistes de roots music et de Mississippi Delta Blues, et prend la route, guitare sous le bras. Les nightclubs de NOLA, les rues de Tennessee, les bars malfamés d’Arkansas, chaque occasion est un moyen pour le jeune homme d’avancer dans sa passion. Au-delà des excès, de substances et de la vie rock’n’roll qu’il a mené au fil des années, Malcolm a développé un son brut et une solide réputation.

Du reggae au blues, il n’y a qu’un pas

Du moins pour Malcolm Welbourne. Lors d’un voyage en Jamaïque en 1977, le musicien s’éprend d’amour pour le reggae, ce son populaire. Débutant sa carrière au sein du groupe The Killer Bees, Malcolm Welbourne devient Papa Mali aux yeux des vétérans du Reggae. Malgré le succès national de son groupe, notre artiste ressent un manque : son identité culturelle. Après le décès du leader du groupe, Papa Mali décide de retourner à ses racines.

C’est en 2000 avec the Instigators qu’il fait son retour. La sortie de leur album « Thunder Chick » est un véritable ouragan dans le monde du blues. Bye bye le reggae, il est temps pour Papa Mali de laisser place au son funky, psychédélique et hypnotique de Louisiane.

Music is Love  

« Papa Mali a une approche résolument moderne du blues. C’est un vrai amoureux de la musique. On passe des heures chez lui à écouter des vinyles dans sa cuisine en sirotant des téquilas, à regarder des documentaires musicaux et à jouer de la guitare. A presque 60 ans, il a toujours la même passion et la même fraîcheur », me décrit Sacha Ruffieux.

À presque 60 ans, après son excellent « Do Your Thing » (2007), Papa Mali a sorti cette année son troisième album « Music is Love » dans laquelle il reprend la chanson éponyme de David Crosby. Témoignant sans conteste son amour pour la musique, cet album présente également un Papa Mali au sommet de son art.

 
Auteur:
Laura

Si nous étions censés rester sur place, nous aurions des racines à la place de nos pieds.

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