Paléo 2018: Une tente, deux gulus et douze bières chaudes

GlennPar Glenn  •  21 Juil 2018 à 15:09  •  Festivals  •   241 views

Mercredi, Jorris et moi nous nous sommes rendus à Paléo. Chronique de notre épopée en deux parties, fortes en péripéties. On commence par le premier soir plutôt rock.

Après quelques années d’expérience à Paléo, tu commences à savoir comment t’y prendre. Le strict minimum, c’est la clé. Un sac de foot remplis de fringues de rechange et autres babioles, un sac de couchage et ton pote qui ramène sa tente trois places (Lebensraum oblige!). Départ en début d’après-midi pour prendre le train depuis Neuchâtel City. Le train, c’est bien parce que tu ne seras pas coincé dans les bouchons et tu te laisses transporter jusqu’à Nyon, te réjouissant de la glorieuse soirée qui s’offre à toi. Une fois arrivé dans la ville de la Côte, tu suis les festivaliers jusqu’au Denner du coin. Strict minimum oblige, on se prend chacun un pack 6 de cannettes de binchs et surtout de l’eau car il fait 42 degrés Celsius aujourd’hui. Tu continues à suivre les festivaliers pour rejoindre la plaine de l’Asse grâce au petit train bondé de gens qui sont là pour les mêmes raisons que toi. Là, tu prends la route du camping car dormir à l’abri c’est mieux. Les choses très sérieuses commencent à ce moment. Il faut trouver le spot pour la tente qui doit obéir à des critères et des exigences très précises si tu tiens à ton sommeil: jamais au bord d’un chemin très fréquenté, ni à coté d’une décharge, mais surtout jamais à coté de gens en sarouel. Non seulement cette tenue est un crime contre la mode et les yeux mais surtout, tu as 9/10 chances que la psytrance-goa de ces va nu pieds va t’emmerder une fois avoir eu la décence d’aller se coucher.

Sardines plantées, Jorris et moi se font belles pour aller danser et se posent pour aller boire nos bières désormais chaudes aussi appelées bières « jamaïcaines ». Quelques cannettes plus tard et notre plan d’attaque élaboré pour la soirée, il est temps de rejoindre nos camarades du murduson.ch, dont Raffaele qui nous attend au Détour pour Warhaus. N’ayant pas été particulièrement envoutés par ces derniers, il est temps d’aller manger un morceau, parce que c’était l’heure. Un par un, Patrick, Alex, Olivier puis Laura nous rejoignent pour ensuite prendre la route direction les Arches afin d’écouter Black Rebel Motorcycle Club. Les mecs étaient tous fringués en perfecto, alors qu’il fait 42 degrés Celsius. B.R.M.C enchaînent leurs morceaux phares ‘Let the Day Begin’, ‘Red Eyes and Tears’ ou encore ‘Beat the Devil’s Tattoo’, malgré leur manque d’interaction avec le public. Ce qui en définitive a été une performance plutôt correcte. Déception cependant pour MGMT au même endroit plus tard, qui malgré leur excellent album « Little Dark Age » sorti en février dernier, a livré une prestation plutôt molle sans toutefois avoir oublié leur tube ‘Time to Pretend‘ qui a pour le coup réveillé le public.

The Killers, ça tue!

Il y a des concerts à Paléo qui marquent. Celui de The Killers en fait partie. Il est 23h30 à la Grande Scène, la foule est compacte. Les boys de Las Vegas entrent en scène sur ‘The Man‘. La voix de Brandon Flowers est impeccable et semble déterminé tout comme ses colistiers à faire un bon show. Dès lors, ils enchaînent sur leur premier tube ‘Somebody Told Me‘ qui met le public d’accord. Après des morceaux comme ‘Spaceman‘, ‘Jenny was a Friend of Mine‘ ou encore ‘Smile Like You Mean It‘, on se rend compte avec Jorris que ce groupe est sans doute un des meilleurs de ces 10 dernières années. Du rock aux accents pop voire dancefloor qui font sens et pouvant toucher n’importe qui. La bonne performance continue et on regrette le public de Paléo peu réceptif au chanteur qui tente d’interagir et de le mettre bien. C’est l’inconvénient des gros festivals, la moitié des gens ne connaissent que quelques chansons… On se satisfait dès lors des excellents ‘All Those Things that I’ve Done‘, ‘Runaways’ et ‘A Dustland Fairytale‘ et un ‘Mr Brightside‘ pour nous dire que le groupe méritait mieux parce que The Killers, ça tue!

Vers 1h15 dans le Club Tent et numériquement moins, on s’est pris une belle claque. Ayant oublié les sensations des concert de groupes de punk bien pêchu. C’est avec une joie adolescente qu’on s’est mis à pogoter sur les chansons de IDLES, groupe britannique qui envoie du bois à l’instar de son chanteur vêtu d’un t-shirt de Muddy Waters. Après un dernier verre sur un fond de Nina Kraviz, décidément trop « boom-boom » pour nous, c’est de retour au camping qu’on a pu apprécier bien évidemment la Goa… Bonne nuit!

 

Paléo Festival

Nyon

17 au 22 juillet 2018
 
Auteur:
Glenn

N’aimant pas particulièrement la musique, j’ai été catapulté ici par hasard et au-delà de ma volonté. Préférant l’austérité à la frivolité du spectacle de la débauche auditive, je compte les jours qui me permettront à long terme de devenir sourd. Le vacarme m’étant insupportable.

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