Olivia Chaney – « The Longest River »

AlexPar Alex  •  25 Fév 2016 à 10:00  •  Albums  •   13 views

Un EP d’Olivia Chaney a déjà chatouillé mes oreilles en 2014. J’avais alors les yeux pétillants et je la présentais comme une « conteuse de l’âme ». Elle compose et chante à fleur de peau. Vais-je retrouver la même sensation dans « The Longest River » ?

Un disque nécessite parfois plusieurs écoutes pour inspirer une opinion, un commentaire, une chronique. Soit parce qu’il n’est pas bon ou soit parce qu’il demande du temps pour être apprécié comme un bon millésime.

C’était longtemps le cas de « The Longest River« Il a longtemps traîné entre les albums folk de mon étagère. Il appelait silencieusement pour ressortir de son oubli. Et puis il a finalement trouvé le chemin de la chaîne stéréo – c’est cool de réutiliser ce genre de mot vieilli de temps à autres.

Les compositions de la britannique s’approchent de la musique de chambre comme sur ‘There’s Not a Swain’. Les arrangements épurés jouent un rôle capital dans cette impression. On n’y entend que rarement plus de trois instruments à la fois.

Une mélancolie de chambre

Olivia Chaney s’amuse du vide que laisse une note de piano dans une chambre de bois à l’acoustique parfaite. Les instruments occupent l’espace et elle ne fait que les compléter par une voix pure et limpide.

Vous comprendrez que la mélancolie plane comme une plume volant grâce au mouvement de l’archet d’un instrument à cordes sur ‘False Bride’ ou les pincements de guitare électrique, notamment sur ‘Loose Change’.

Les surprises ne manquent pas comme la mélodie rythmée et les paroles espagnoles de ‘La Jardinera’. Ce morceau ressemble aux battements des ailes d’un colibri butinant quelques fleurs dans un jardin secret. Et puis l’instant a cappella de ‘Swimming In The Longest River’ sort également du lot.

Ce disque nécessite donc toute votre attention. Il mérite plusieurs écoutes pour en saisir toute la singularité – que j’aime tellement en musique. C’est un mélange d’arrangements minimaux et d’une technique vocale plutôt solide. C’est une continuité logique du EP de 2014.

Tout est réuni pour un album folk de bonne qualité, mais c’est à vous de juger maintenant. Personnellement, j’ai extrêmement envie de la voir jouer en live en Suisse. Un concert pourrait me dire si le millésime est parfait.

 
Olivia Chaney - "The Longest River"

« The Longest River »

Olivia Chaney

2015
 
Auteur:
Alex

De Brel à Fink en passant par Louis Armstrong et Sigur Ros, voilà ceux qui me marquent et touchent. La musique doit être un voyage, un envol et un rêve. Réveiller l’âme. Veiller l’être. Dévoiler le cœur.

Dans le même genre...

Un album qui est surtout une belle découverte. Lisez, écoutez et vous comprendrez.

Comment rebondir quatre ans après un "... Like Clockwork" bien dark? Réponse avec cette chronique...

La sensualité enserre la musique de Warhaus d'une étreinte à la fois ferme et délicate.